Les secrets marketing des applications iPhone qui cartonnent !
Posté par Stéphane Truphème le 2 février 2010Avec plus de 150 000 applications proposées sur l’AppStore d’Apple, il n’est pas évident pour les marques qui proposent leur application de la rendre visible.
Apple ne propose en effet aucun « kit marketing » qui pourrait être exploitable pour faire émerger son application du lot.
Vendre son application iPhone demande donc un dosage réussi entre un bon prix, une bonne communication et un bon timing.
FaberNovel s’est penché sur le sujet et a tenté de percer le secret des applications iPhone qui cartonnent.
A partir de l’étude des cas RATP Lite et RATP Premium, applications destinées à fournir aux parisiens l’information voyageur officielle de la RATP, faberNovel s’est livré à des analyses statistiques poussées pour tenter d’identifier les 4Ps de l’App Store.
On y apprend notamment que :
- Un passage dans le Top des apps est souvent lié à une accélération forte et ponctuelle des ventes.
- A partir de 0,79 euros, la version Lite est à 50 % téléchargée afin de tester l’application avant son achat définitif. Ce pourcentage augmente logiquement avec le prix de l’application.
- La publicité sur une application gratuite peut générer un CA aussi important que celui lié à la vente d’une application payante.
- Le poids à ne pas dépasser pour une application est 10 Mo.
Je vous laisse prendre connaissance de la présentation si vous vous intéressez au sujet.
Apple l’archétype d’une marque détestable ?
Posté par Stéphane Truphème le 1 février 2010A l’heure du 2.0, de l’empowered consumer et des médias sociaux, nous attendons d’une marque qu’elle soit au minimum transparente et ouverte.
Apple semble pourtant totalement dénuée de ces valeurs.
On ne peut pas dire en effet qu’Apple fasse preuve de beaucoup de transparence. En témoigne la fameuse histoire durant laquelle Apple avait tenté d’acheter le silence d’une Britannique, dont l’iPod avait explosé. Apple aurait proposé à la fillette, propriétaire du balladeur, et à son papa de rembourser l’appareil à une condition : qu’ils signent une clause de confidentialité pour ne pas que l’affaire s’ébruite !! C’est bien évidemment une posture totalement irresponsable et ridicule, digne des pratiques du siècle dernier.
Le culte du secret qui entoure chaque nouveau produit avant sa mise sur le marché est une technique marketing bien rodée chez Apple mais diablement risquée. Risquée parce qu’elle impose à Apple d’innover et de surprendre quasiment à chaque sortie de produit. Elle fait naître des espérances qu’il ne faut pas décevoir. Ce « marketing de la rumeur » montre aujourd’hui ses limites avec l’iPad qui avait suscité plus de buzz et spéculations que l’iPhone avant sa sortie. Le produit se montrant finalement un peu en dessous des espérances, l’iPad a rapidement généré un buzz négatif sur le Web.
Au chapitre de l’ouverture, Apple ne fait pas mieux. Plus que l’apparente gratuité, c’est essentiellement parce que le consommateur souhaite ne pas se sentir pieds et mains liés par un fournisseur, que l’open source a connu le succès qu’on lui connaît. C’est aussi cette forme d’ouverture qui a permis à l’open source de croître rapidement et d’innover grâce notamment à la co-production. Au delà de la sphère purement informatique, les marques tendent de plus en plus à adopter un posture « ouverte ». On voit aujourd’hui par exemple des marques recommander des concurrents pour un produit qu’elles proposent mais qu’elles n’ont plus en stock ! Apple persiste par contre à vous obliger à « consommer » Apple. Le système d’exploitation Mac OS ne fonctionne que sur les ordinateurs Mac (sur ce point rien n’a changé depuis 1976) et l’iPhone ou l’iPod vous obligeront à passer par iTunes. C’est d’ailleurs amusant de remarquer que les principales améliorations apportées à la dernière version de l’iPhone 3G S ont été copiées sur des « applications pirates » proposées sur la version jailbreakée de l’iPhone. Finalement le jealbreak s’est imposé comme une forme d’ouverture imposée à Apple par le consommateur.
L’ouverture s’exprime également sur les médias sociaux, où les marques osent désormais (enfin !) répondre et converser d’égales à égales avec leurs consommateurs. Bien qu’Apple fasse l’objet d’un buzz phénoménal sur ces médias sociaux, la marque n’y prend jamais la parole en direct. Elle utilise toujours les bonnes veilles méthodes « Top – Down ». Le dernier keynote n’était d’ailleurs pas retransmis en direct sur le Web via une application telle que facebook connect.
Alors bien sûr, l’entreprise fait l’objet d’un véritable culte qu’elle a su construire avec des produits absolument remarquables et innovants et un guide ultra charismatique en la personne de Steve Jobs entrepreneur de génie et visionnaire hors pair. C’est une marque qui a su se faire désirer et qui a su transformer ses clients en véritables fans (« si vous n’êtes pas Apple addict, vous ne pouvez pas comprendre » vous diront les véritables adeptes de la marque).
Bien évidemment Apple n’a rien de détestable, mais elle a tout de même un côté agaçant dans la mesure où elle est quasiment la seule grande marque à avoir conservé cette posture archaïque qui consiste à se positionner au dessus du consommateur et non à ses « côtés ».
Combien de temps pourra t-elle tenir ainsi ?
Quels sont les usages des Internautes américains sur le Web ?
Posté par Stéphane Truphème le 29 janvier 2010Il y a quelques jours à peine je publiais une infographie sur le concept d’engagement marketing : « L’engagement marketing : les 5 formes d’interaction possibles entre un internaute et une marque« .
Je vous propose aujourd’hui une illustration en provenance de Forrester qui montre quels sont les usages des internautes adultes américains sur le Net.
Cette infographie est en fait une mise à jour de celle publiée en avril 2007. Nous noterons l’apparition d’une nouvelle catégorie : « les conversationalists« . Il s’agit des personnes qui publient un tweet une fois par semaine au moins ou mettent à jour leurs statuts sur leurs réseaux sociaux tel que Facebook.
Les chiffres sont très intéressants pour ceux qui veulent mieux appréhender l’activité « sociale » des internautes sur le Web. De plus ils complètent parfaitement notre illustration sur l’engagement marketing.
Buzz monitoring : 5 outils et +
Posté par Stéphane Truphème le 28 janvier 2010Alors que 77 % des internautes français sont membres d’au moins un réseau social, que les budgets marketing vont faire une part de plus en plus belle aux médias sociaux et que la e-réputation devient stratégique, il est désormais nécessaire de se doter d’outils pour analyser le ROI et mesurer l’efficacité des actions de marketing 2.0.
Il n’existe pas encore à ma connaissance de solution idéale qui intègre sous une même interface les statistiques sur l’audience de son site Web, l’analyse de sa e-réputation et de son positionnement sur les moteurs et le monitoring de ses actions sur les médias sociaux.
J’avais par exemple récemment publié un billet sur les « 10 outils pour surveiller vos liens entrants« . Ces outils sont certes intéressants mais ne couvrent qu’un seul aspect du schmilblick.
En attendant l’outil idéal, je vous propose ici quelques solutions qui vous permettront de mieux appréhender les résultats de vos actions marketing sur les médias sociaux.
Trackur : cet outil vous permettra de suivre pratiquement tous les composants du Web 2.0 : blog, RSS feeds, Tweets, images, vidéos…. Vous pourrez non seulement suivre les conversations à propos de votre marque, mais également suivre le « volume » de ces conversations. Vous serez ainsi alerté en cas de pic d’un buzz sur un nouveau produit ou sur un buzz négatif par exemple. Trackur propose un tree trial.
PostRank Analytics : cette solution vous propose de suivre l’engagement marketing autour de vos contenus Internet. Vous pouvez ainsi suivre les conversations là où elles ont lieux. L’intégration avec les statistiques Google Analytics est proposée. 30 jours d’évaluation sont proposés pour tester la solution.
Socialmention : cet outil est très simple d’utilisation. Un peu à l’instar de Google alertes, il permet d’obtenir des alertes concernant des mots clés. Cette solution permet de surveiller différentes sources dont les blogs, le microblog, les commentaires, les Q&A… Il fournit également des mesures sur le « sentiment » (négatif, positif, neutre…). L’outil est gratuit.
Radian6 : cette solution scanne plus de 100 million de sources dont les blogs, les réseaux sociaux, les commentaires, les vidéos, les forums… Elle vous permettra de suivre la concurrence, d’identifier vos influenceurs, d’analyser votre e-réputation… et de faire dialoguer tout cela avec votre CRM et outil de statistiques.
Ami Software : Ami Software, éditeur français, propose plusieurs solutions de veille et d’écoute dont Ami Opinin Tracker qui est une suite logicielle dédiée à la mesure d’e-réputation, de buzz monitoring, et de mesure du ROI des actions de communication. Ce logiciel est adapté aux besoins de recherche, de suivi et d’analyse des expressions publiques sur Internet.
Bien d’autres outils existent, nous pouvons par exemple mentionner : buzzlogic, Nielsen Buzzmetrics, BrandsEye, cymfony, Reputation Defender, Sentiment Metrics, Cision…
Rencontre WordPress / Drupal
Posté par Cyrille Tuzi le 27 janvier 2010Hier, mardi 6 janvier 2010, se tenait à la Cantine une rencontre entre deux univers : WordPress et Drupal, deux des systèmes de gestion de contenus (CMS) les plus en vogue actuellement.
WordPress était principalement représenté par :
- Xavier Borderie, chef de file de la communauté WordPress francophone,
- et Gilbert Cattoire, fondateur de la communauté BuddyPress francophone,
et Drupal par :
- Damien Tournoud, développeur majeur de la prochaine version de Drupal et fondateur de la communauté Drupal francophone,
- et Sylvain Moreau, spécialiste de Drupal depuis plusieurs années.
(Des consultants étaient également présents.)
Le principal sujet d’échange a été celui du cliché qui veut que WordPress, c’est bien pour faire des blogs, tandis que lorsque l’on veut un site complexe, Drupal s’impose.
Tout le monde s’est accordé pour dire que Drupal est un outil très puissant, dans la mesure où c’est un système modulaire, qui fournit des briques de base que l’on peut ensuite utiliser comme on le souhaite, pour quasiment n’importe quel cas.
La notion intéressante de CMF, Content Management Framework, a été évoquée.
Cela a cependant l’inconvénient de signifier que Drupal n’est pas prêt-à-l’emploi, il nécessite un effort initial important pour mettre en place un site web, et la courbe d’apprentissage est très rude.
Ce qui est aussi lié au fait que Drupal est très axé développeurs, avec une interface pas très ergonomique pour l’utilisateur final. Mais c’est un inconvénient que la prochaine version, Drupal 7, va tenter de résoudre.
De son côté, WordPress dispose d’une interface utilisateur que tout le monde trouve très agréable et très facile à prendre en main, et quelques minutes peuvent suffire pour installer un blog ou un site web fonctionnel de base (sans graphisme spécifique, évidemment).
Il est donc très performant pour certains cas d’usage, notamment les blogs, mais ne permet pas de tout faire, contrairement à Drupal. Certains intervenants ont par exemple signalé qu’un site d’e-commerce sous WordPress n’avait pas beaucoup de sens.
Il a cependant été rappelé que WordPress dispose également d’une API et d’un nombre très importants de plugins déjà prêts, et que la prochaine version, WordPress 3.0, va permettre de l’utiliser encore plus comme un CMS (grâce aux types de contenu personnalisés), sans oublier la récompense obtenue dans ce domaine il y a peu.
Bref, l’écart de possibilités entre WordPress et Drupal a nettement diminué avec le temps, et la tendance se confirmera en 2010, même s’il reste vrai que WordPress est plus approprié à certains cas, et Drupal à d’autres. Mais tous les deux sont de bons CMS.
WordPress pourrait cependant tirer son épingle du jeu à long terme grâce à son extension BuddyPress, qui permet de déployer un véritable réseau social. Au vu de l’essor incroyable de Facebook et Twitter l’année dernière, autant dire que c’est un atout majeur !

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