Catégorie : Pratique

Assurer une veille efficace sur Internet

Il est souvent difficile pour une entreprise d’assurer une veille efficace sur Internet sur son secteur d’activités, sans qu’elle ne soit ni trop confuse, ni trop chronophage. Nous vous proposons quelques conseils pratiques pour mieux organiser votre veille, hiérarchiser l’information et identifier la nature des sources, en prenant pour exemple le secteur de la communication digitale.

Sources blanches, grises, noires

3 typologies particulières existent pour désigner l’information, en fonction de sa lisibilité et de son accessibilité :

  • L’information « blanche » représente l’écrasante majorité de l’information à laquelle vous accéderez sur Internet. On caractérise l’information blanche par son caractère « public » : elle est disponible en accès libre, gratuitement ou moyennant un achat (abonnement sur un site Internet, achat d’un livre numérique ou d’une revue en ligne…). L’information présente sur un site web est généralement une information blanche.
  • L’information « grise », licite, n’est pas destinée à la commercialisation ou à une large diffusion. Elle consiste en des notes internes, des directives, ou encore des rapports d’expertise sans mesures de confidentialité particulières… Sur Internet, l’information grise exige un certain travail de recherche, et se trouve le plus souvent via une veille sur les réseaux sociaux ou les blogs.
  • L’information « noire », acquise illégalement, concerne finalement peu d’acteurs. Elle englobe tous les contenus dont la diffusion est normalement interdite, pour des raisons de sécurité ou d’atteinte à la vie privée (données personnelles, coordonnées bancaires…). Le contenu du site Wikileaks, par exemple, repose très largement sur une information noire.

Si vous voulez aller plus loin, cette classification fait l’objet d’un excellent article sur Guichetdusavoir.org. Dans le cadre de vos actions de veille, vous vous reposerez essentiellement, pour ne pas dire quasi exclusivement, sur des contenus présentant des informations blanches et grises.

Hiérarchisez l’information et donnez-vous des objectifs

Si vous travaillez sur la mise en place d’une veille stratégique en communication digitale, vous risquez vite de crouler sous l’information. Déterminez les grands champs de compétence sur lesquels vous souhaitez obtenir une information : référencement naturel, e-commerce, community management, marketing viral, data-mining, etc…

Pour chaque champ de compétences, fixez-vous des objectifs afin de ne pas vous éparpiller. Par exemple, concernant le community management, suivez-vous plus particulièrement le développement d’outils pratiques, préférez-vous connaître les actions menées par vos concurrents, ou prenez-vous en compte ces deux aspects ? Vous pourrez ainsi facilement écarter les contenus ne répondant pas aux objectifs de votre veille, et classer plus aisément ceux que vous retiendrez.

Selon vos objectifs, différenciez les données conjoncturelles des approches plus structurelles. Une étude évoquant l’avenir du e-commerce dans cinq ans, par exemple, s’inscrit dans une prospective plus lointaine qu’un article traitant de la fusion opérée, dans la semaine, entre deux acteurs du marché.

Identifiez les bons acteurs

La véracité d’une information détermine en grande partie sa valeur. Identifiez des sources en lesquelles vous avez confiance, et suivez-les régulièrement :

Sites web et blogs : dans le cadre de la communication digitale, vous pouvez suivre des sites soutenus par des sociétés respectables.

Mais comment connaître la qualité d’un blog ? Des outils permettent d’identifier les bons blogs, secteur par secteur.

  • Ebuzzing.fr offre un classement de qualité pour dénicher des blogs en fonction d’une thématique donnée.
  • Technorati.com, plus axé sur le marché anglo-saxon, recense des blogs de qualité et plusieurs classements thématiques.

Réseaux sociaux : Twitter est particulièrement pertinent pour une veille en temps réel, et permet un accès rapide, autant aux contenus dits blancs qu’aux données grises. Identifiez les comptes Twitter en rapport avec les secteurs que vous surveillez via les hashtags .

Pour juger de la pertinence d’un compte :

  • Considérez son ratio abonnés/abonnements : un compte avec des milliers d’abonnés et quelques centaines d’abonnements aura toutes les chances d’être qualitatif.
  • Klout.com propose pour chaque compte une note allant de zéro à cent. Ce score repose, selon Klout « himself », sur plus de 400 critères et signaux. Vous aurez ainsi un outil de comparaison pour juger de l’influence relative d’un compte Twitter.
  • Certains sites proposent des listes de personnes influentes sur Twitter. Découvrez à ce sujet un excellent article paru sur le blog du modérateur en 2011, qui reste d’actualité : il vous proposera une sélection de comptes Twitter de professionnels de la communication digitale.

Utilisez les outils d’automatisation

Plusieurs outils existent pour recenser automatiquement les nouveaux contenus liés à un mot-clé, qu’il s’agisse d’une activité ou d’une marque. Les utiliser vous fera gagner un temps précieux.Surveiller des centaines de sites

  • Google Alertes : cet outil gratuit de Google vous permet d’être informé, à la fréquence voulue, sur les nouveaux contenus référencés par le moteur de recherche. Vous pouvez ainsi suivre des termes sensibles pour vous, comme « mise à jour Google » par exemple, si vous désirez être informé des prochaines mises à jour de l’algorithme.
  • D’autres entreprises se sont spécialisées dans la veille sur Internet et les réseaux sociaux. La société Alerti, par exemple, vous permet d’effectuer sur  une action de veille automatique sur les moteurs de recherche, les blogs et les réseaux sociaux.
  • SocialMention est utile pour assurer une veille sur les blogs et les réseaux sociaux (essentiellement sur Twitter). Vous pouvez aussi bien rechercher le nom d’une marque qu’un mot-clé : vous découvrirez alors des articles à côté desquels vous seriez passés.
  • Les newsletters ne doivent pas être négligées. Ne multipliez pas les abonnements, mais concentrez-vous sur celles qui vous semblent les plus pertinentes. Par exemple, la newsletter de www.docnews.fr devrait intéresser tous les acteurs de la communication.

À vous de jouer !

Ces quelques conseils devraient vous permettre de mettre en place une stratégie de veille efficace. Prenez le temps d’identifier les bonnes sources et d’apprivoiser les outils à votre dispositif : vous investirez pour une meilleure efficacité ultérieure.

 

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6 façons d’intégrer les médias sociaux dans ses événements

L’usage des médias sociaux se généralise, si vous lisez ce blog vous avez très certainement dû vous en rendre compte ! Alors comment intégrer Twitter, Facebook et les autres réseaux sociaux dans la réalisation de ses événements ? Autrement dit, comment lier le online avec le offline ?

Des réponses dans l’article ci-dessous 🙂

Créez un espace web dédié à votre événement

En mettant en place un lieu unique sur le web où seront réunis toutes les infos web relatives à votre événement, vous facilitez la démarche aux participants. Mettez en évidence le hashtag choisi pour l’occasion et indiquez les comptes Twitter, Facebook, chaîne Youtube & co…

Une fois votre espace créé, il ne reste plus qu’à rediriger les internautes vers cette page. Et pour être encore plus efficace, vous pouvez l’inclure dès le processus d’inscription à l’événement. Plus la promotion commence tôt, plus on augmente les chances de viralité !

On adore les hashtags, pas vous ?

Chaque événement doit avoir son propre hashtag en concordance avec les bonnes pratiques Twitter. A savoir : le hashtag doit être unique, il doit correctement décrire la petite sauterie que vous mettez en place et doit surtout être court (moins de 10 caractères). Si vous avez beaucoup de conférences abordant différents thèmes, vous pouvez aussi créer un hashtag spécifique pour chacun d’entre eux.

Mais attention ! Trouver son hashtag ne constitue que la moitié du travail ! Il vous faudra ensuite rappeler l’existence de ces hashtags à votre public pour qu’il s’en serve :). De quelle manière ? Utilisez tous les moyens qu’ils soient online ou même offline : petit rappel à chaque début de conférence par l’intervenant, rajoutez-le sur vos affiches, voire même sur les supports de présentation.

Mettez en évidence les discussions

Les campagnes de médias sociaux les plus réussies sont celles qui ont su correctement mixer le online avec ce qu’il se passe en offline. En dressant un vrai mur retranscrivant les conversations ayant lieu sur Twitter, vous donnerez envie à vos participants de prendre part, eux aussi, à la conversation qui s’affiche.

Si vous organisez un plus petit événement, vous pouvez accueillir vos participants via votre mur avec un petit Twelcome suivi du pseudo et, bien évidemment, du fameux hashtag. Lorsque les participants verront leur nom sur l’écran, il y a fort à parier qu’ils rentreront plus facilement dans la conversation sur Twitter.

Il existe plusieurs plateformes qui vous aideront à mettre en place cette opération, de Tweetwally en passant par Visible Tweets (très belle interface) ou Balloonup, vous trouverez votre bonheur selon ce que vous cherchez à réaliser.

Modérez et partagez vos contenus

Les événements phares peuvent générer des milliers, voire des centaines de milliers, de contenus digitaux. Il existe des outils qui facilitent le rassemblement et surtout l’organisation de tout ces contenus. Assurez-vous de diffuser ces billets, vidéos, photo & co via tous vos autres réseaux sociaux et, puisqu’on en parlait à l’instant, sur votre espace web dédié !

Surprenez vos participants en surfant sur la vague rétro !

Avec autant d’attention tournée vers les conversations digitales, remonter un peu dans le temps peut vraiment vous faire sortir du lot. Imaginez que vous preniez le meilleur de vos contenus digitaux et que vous les mettiez dans un journal, oui, j’ai bien dit un journal (old school style). C’est exactement ce qu’a fait Mashable, cette année, au South by Southwest avec son Mashable Times, et, au vu des réactions, c’était plutôt une bonne idée !

Et si vous dessiniez ?

Prendre son crayon pour illustrer les temps forts d’en événement devient une tendance lourde. Samsung a, par exemple, fait appel à des artistes pour caricaturer son nouveau smartphone. Rappelez-vous que nombre de personnes sont plutôt de type »mémoire visuelle », et ce genre d’animation pourrait être la parfaite illustration pour eux !

Il existe encore bien d’autres pistes à exploiter. Et vous, quelle est l’intégration digitale qui vous a le plus surpris(e) dans un événement  ?

Inspiré de l’article Mashable

 

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Enjeux des médias sociaux pour les marques : wave 6

42 000 personnes interrogées dans 62 pays, l’agence UM nous propose sa 6e version de son étude Wave.

Wave permet de comprendre l’état des lieux du digital dans le monde. Sans surprise, cette étude s’intéresse essentiellement au web social.

On y apprend, par exemple, que la croissance des réseaux sociaux ralentit mais que la gestion active ainsi que le temps passé sur ces réseaux sont en augmentation.

Le site de marque est de plus en plus délaissé (-13 pts en 4 ans), surtout par les jeunes.

Wave6 donne ensuite des informations qui devraient vous aider à connecter des expériences sociales avec vos objectifs de communication.

A lire donc…

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E-réputation : questions d’entreprise

Alors que la France est championne des avis sur Internet, que ces derniers explosent grâce notamment aux applications de géolocalisation, les entreprises continuent pour la plupart d’entre elles à rester sourdes face à ces sollicitations qui ne sont pas forcément bienveillantes.

En effet, 50% des consommateurs (62,6% chez les 18-24 ans) se déclarent enclins à se plaindre en ligne sur les réseaux sociaux, presque autant jugeant que c’est un très bon moyen d’exprimer son mécontentement en étant écouté des entreprises. Mais la plupart des entreprises consultent moins de 10% des messages qui circulent, un tiers n’en consultant aucun.

L’e-book collaboratif : « Questions d’entreprise sur l’e-réputation » vient donc à point nommé dans ce contexte.

Construit autour des principales questions que vous devez vous poser concernant votre e-réputation ou celle de votre marque, il donne la parole à divers experts, membres du Club e-Réputation, une association qui regroupe des professionnels de l’e-réputation.

Les questions abordées sont :

  • Etat des lieux : qu’est-ce que recouvre l’e-réputation, quels sont les métiers, les acteurs ?
  • Quel est l’impact des médias sociaux sur son e-réputation et comment le prendre en compte ?
  • Comment gérer et prévenir une crise ?
  • Peut-on influer sur son e-réputation et comment ?
  • E-Réputation ; faut-il l’internaliser ou l’externaliser ?