Catégorie : Points de vue

Rencontre WordPress / Drupal

Hier, mardi 6 janvier 2010, se tenait à la Cantine une rencontre entre deux univers : WordPress et Drupal, deux des systèmes de gestion de contenus (CMS) les plus en vogue actuellement.

WordPress était principalement représenté par :

et Drupal par :

  • Damien Tournoud, développeur majeur de la prochaine version de Drupal et fondateur de la communauté Drupal francophone,
  • et Sylvain Moreau, spécialiste de Drupal depuis plusieurs années.

(Des consultants étaient également présents.)

Le principal sujet d’échange a été celui du cliché qui veut que WordPress, c’est bien pour faire des blogs, tandis que lorsque l’on veut un site complexe, Drupal s’impose.

Tout le monde s’est accordé pour dire que Drupal est un outil très puissant, dans la mesure où c’est un système modulaire, qui fournit des briques de base que l’on peut ensuite utiliser comme on le souhaite, pour quasiment n’importe quel cas.

La notion intéressante de CMF, Content Management Framework, a été évoquée.

Cela a cependant l’inconvénient de signifier que Drupal n’est pas prêt-à-l’emploi, il nécessite un effort initial important pour mettre en place un site web, et la courbe d’apprentissage est très rude.

Ce qui est aussi lié au fait que Drupal est très axé développeurs, avec une interface pas très ergonomique pour l’utilisateur final. Mais c’est un inconvénient que la prochaine version, Drupal 7, va tenter de résoudre.

De son côté, WordPress dispose d’une interface utilisateur que tout le monde trouve très agréable et très facile à prendre en main, et quelques minutes peuvent suffire pour installer un blog ou un site web fonctionnel de base (sans graphisme spécifique, évidemment).

Il est donc très performant pour certains cas d’usage, notamment les blogs, mais ne permet pas de tout faire, contrairement à Drupal. Certains intervenants ont par exemple signalé qu’un site d’e-commerce sous WordPress n’avait pas beaucoup de sens.

Il a cependant été rappelé que WordPress dispose également d’une API et d’un nombre très importants de plugins déjà prêts, et que la prochaine version, WordPress 3.0, va permettre de l’utiliser encore plus comme un CMS (grâce aux types de contenu personnalisés), sans oublier la récompense obtenue dans ce domaine il y a peu.

Bref, l’écart de possibilités entre WordPress et Drupal a nettement diminué avec le temps, et la tendance se confirmera en 2010, même s’il reste vrai que WordPress est plus approprié à certains cas, et Drupal à d’autres. Mais tous les deux sont de bons CMS.

WordPress pourrait cependant tirer son épingle du jeu à long terme grâce à son extension BuddyPress, qui permet de déployer un véritable réseau social. Au vu de l’essor incroyable de Facebook et Twitter l’année dernière, autant dire que c’est un atout majeur !

L’engagement marketing : les 5 formes d’interaction possibles entre un internaute et une marque

L’engagement marketing comprend l’ensemble des interactions possibles entre un Internaute et une marque. Plutôt que de voir un consommateur comme un être passif exposé aux messages, le marketing vise essentiellement aujourd’hui à le rendre acteur et finalement à faire en sorte qu’il engage une relation avec la marque. Cette engagement peut être plus ou moins important et prendre différentes formes.

Le consommateur a désormais la possibilité de filtrer l’information, la remixer, la créer (User Generated Content), la commenter, la relayer (viral) ou y répondre. « Le web est une économie de l’attention où l’audience se mérite plus qu’elle ne s’achète (earned media VS paid media) ». Ceci impose de repenser totalement la manière d’aborder le consommateur. Il faut chercher à engager avec lui une relation de manière quasi individuelle et oublier les méthodes push de masse.

Cette illustration montre les différentes formes d’interaction que vous pouvez rechercher à travers vos contenus Web.

Lire : c’est la première forme d’interaction marketing.  L’engagement est ici réduit au strict minimum. C’est toutefois un bon point de départ puisque vos contenus sont consultés. Ici seule l’augmentation du nombres de vos visiteurs / lecteurs vous donnera une indication de la pertinence de vos contenus.

Partager : c’est encore une forme d’interaction peu contraignante car le lecteur n’a généralement qu’à cliquer sur un bouton pour partager (sur Twitter ou Facebook, par exemple) le contenu qu’il est en train de lire. Toutefois, s’il partage vos contenus c’est qu’à priori il les a trouvé intéressants et cherche peut-être également à engager une conversation avec ses « amis » autour de vos contenus.

Discuter : l’engagement commence ici à être important puisque l’internaute se donne la peine de discuter de vos contenus avec ses amis ou « followers » sur les médias sociaux. Mais attention, la discussion n’est pas forcément positive et n’a pas lieu sur votre site Web ou votre blog. C’est ici toute la problématique de l’e-réputation qui vous impose d’écouter ce qui se dit de vous ou de votre marque sur les médias sociaux et de savoir comment réagir lorsque nécessaire.

Critiquer : l’engagement est ici très élevé puisque l’internaute va se donner la peine de critiquer vos contenus ou vos produits et services directement sur votre site ou sur votre blog. Il cherche donc à engager une relation directe avec vous pour partager par exemple des idées, un mécontentement ou au contraire des remerciements. La différence avec la forme d’interaction précédente « discuter » est que l’internaute cherche bien à vous adresser directement un feed-back plus qu’à échanger avec ses amis.

Créer : c’est bien évidemment la forme d’engagement la plus forte puisque c’est celle qui demande le plus d’efforts de la part de l’internaute. Il peut s’agir par exemple de co-conception, de User Generated Advertising , de User-generated Content, de Marketing collaboratif / participatif, de co-production…

Êtes-vous d’accord avec cette classification ?

Vous pouvez également consulter nos autres illustrations.









Pixmania n’a pas le Sens du Client !

En fin d’année j’annonçais sur ce blog la rénovation de nos locaux (voir quelques photos ici). Nous profitons de cette rénovation pour changer notre mobilier et remplacer notre bon vieux frigo qui avait fait son temps.

Nous décidons donc d’en commander un rouge assorti à nos nouvelles peintures. Commande que nous effectuons en fin d’année chez Pixmania.

Nous recevons notre nouveau réfrigérateur quelques jours après. Jusque là tout va bien mais lors du déballage nous nous apercevons qu’il est noir (l’horreur ça n’est pas du tout dans les tons) !

Nous contactons dons le service client pour leur demander de bien vouloir l’échanger. Leur première réponse a été : « les photos ne sont pas contractuelles, nous n’avons donc pas l’obligation de vous l’échanger ».

Super !

Nous rétorquons alors que si les photos ne sont pas contractuelles, la référence du produit elle doit l’être.

Réponse : « ah oui en effet, mais nous n’avons plus de modèle rouge en stock et il n’y en aura pas avant un mois ». Nous décidons donc d’annuler la commande et leur demandons de bien vouloir récupérer le frigo noir rapidement.

Bien évidemment, le montant du frigo a été débité rapidement de notre compte  (dans les jours qui ont suivi la commande) et près de 3 semaines plus tard et malgré de nombreuses relances, le frigo trône toujours dans notre cafet !!

A chaque relance, la même réponse nous est faite d’un enlèvement sous trois jours.

Nous attendons toujours.

Enfin, le client est fautif et n’a qu’à fermer sa gueule.

Il y a bien évidemment beaucoup plus grave dans la vie, mais tout de même Pixmania n’a toutjours pas tout compris au « sens du client » en 2010.

Cela me donne l’occasion d’une parfaite transition pour vous parler d’un article très intéressant sur les tendances du Sens Client en 2010 à lire absolument ici.

Je retiendrai notamment de l’analyse de Thierry Spencer :

Le client sera éco-sensible : 38% des clients auraient déjà des comportements éco-citoyen et la tendance semble s’accélérer. Conséquence pour les entreprises : « les marques ont l’occasion unique de redonner du sens à leur discours avec des valeurs et de créer du lien avec leurs clients. Seront gagnantes les marques qui apporteront des preuves concrètes, qui feront des gestes sans calcul cynique sur un sujet qui n’est pas prêt de quitter l’esprit du client« .

Le client sera amélioré : Entouré, connecté, enrichi le client est un roi doté de super-pouvoirs. Conséquence pour les entreprises : « prendre sa place dans un monde digital et virtuel pour y accueillir son client. Proposer de nouvelles voies d’accès et de dialogue avec lui« .

Le client sera Fan : D’après Rasorfish, 25 % des inscrits suivent des marques sur Twitter et 40% des inscrits sur Facebook sont Fans de marques. Conséquence pour les marques : « repenser la logique de communication, se rapprocher du client et réapprendre à séduire sans complexes« .

Le client sera entendu : Selon TNS Sofres 20% des français auraient déjà dénoncé en ligne des entreprises ayant mal agi à leurs yeux. Le client a de plus en plus de moyens et de facilité pour exprimer et surtout partager ses insatisfactions avec un grand nombre d’autres consommateurs. Conséquence pour les marques : « gérer sa réputation et repenser son organisation pour l’orienter vers un client omniprésent. Il ne s’agit plus de surveiller ou faire du buzz monitoring mais bien de pratiquer une écoute active et participer à un nouvel échange ».

Bon je vous laisse poursuivre votre lecture sur le blog SensDuClient.com.

Maj – J’oubliais nous avons également bien reçu un mail avec quelques fautes d’orthographe de la part du service client Pixmania il y a quelques jours et nous attendons toujours un appel du service concerné…

Merci de nous avoir contactés.

Vous réclamez le retard e traitement du retour par rapport à l’article « GORENJE Combiné réfrigérateur congélateur RK6286OR – rouge « .

Tout d’abord,  je vous présente mes sincères excuses pour cette gêne occasionnée.

Par conséquent, je vous confirme qu’une demande d’enlèvement et transmise au service concerné afin de prendre contact avec vous pour un rendez vous.

Vous serez contacté dans les prochains jours afin de convenir à un rendez vous pour récupérer votre produit.

En vous priant de bien vouloir m’excuser pour ce désagrément, je reste à votre entière disposition pour plus de renseignements.

Pourquoi bloguer, comment bloguer et comment faire connaître son blog à titre professionnel ?

Cette illustration en provenance de Conseils marketing et reprise sur le blog des réseaux professionnels fournit les 10 principales raisons de bloguer à titre professionnel.

Les pavés oranges représentent les différentes cibles que vous pouvez viser grâce au blog, ceux en mauve représentent les différents moyens de générer du trafic sur votre blog, enfin les briques roses illustrent les différentes sources ou méthodes pour créer du contenu.

Frédéric Canevet de Conseils Marketing en déduit 10 raisons de bloguer à titre pro :

  • Améliorer la visibilité de votre site sur internet
  • Humaniser votre entreprise pour donner une image de marque d’expertise
  • Diffuser des informations non commerciales sur vos produits
  • Etablir un dialogue avec vos clients et ainsi échanger directement avec eux sur vos produits
  • Etre le centre de votre stratégie de communication sur les réseaux sociaux
  • Créer un générateur de prospects attirés par vos articles sur une thématique donnée
  • Inciter les prescripteurs à relayer vos informations,
  • Devenir la référence dans votre secteur d’activité
  • Eduquer vos prospects
  • Devenir indépendant de votre webmaster

Je rajouterai pour ma part que le blog est également un excellent moyen de comprendre et se former aux médias sociaux et comme l’a souligné Frédéric, le blog se positionnera très rapidement au coeur de votre stratégie sur les réseaux sociaux. Nous avions réalisé une illustration qui schématisait parfaitement cela « Dopez votre présence en ligne« .

De manière peut être plus subjective, le blog me semble être également un excellent moyen de structurer sa pensée et de s’organiser. Dans mon cas personnel, l’alimentation de ce blog me permet et m’oblige à effectuer une veille constante sur les techno Web et les dernières nouveautés du Net et notamment celles du Web marketing. C’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle je me suis mis à bloguer. Une partie non négligeable de mon temps est consacré à cette veille. J’ai donc trouvé intéressant de partager les fruits de cette dernière sur le Web. Le blog étant le meilleur et le plus simple moyen de le faire.

Le blog agit également comme une sorte de mémoire personnelle et de mémoire collective de l’entreprise. D’un point de vue personnel, j’ai plus de facilité à me souvenir de tel ou tel élément de veille lorsque je me suis donné la peine d’en faire un billet écrit. Du point de vue de l’entreprise, le blog permet de conserver une trace des activités passées et de ses centres d’intérêt. J’ai par exemple commencé ce blog par un article sur qui définissait le « social computing » en avril 2007, comme quoi nous nous intéressions déjà à cette (lointaine époque :) aux médias sociaux.

Le blog est aussi un support de formation continue. Ceci rejoint bien évidemment la veille. En rédigeant des billets, les personnes qui bloguent sont inévitablement obligées de lire d’autres sources (blogs, livres blancs, actualités…), d’observer et se renseigner et ainsi d’approfondir leurs connaissances. Mais le blog sert également de support de connaissance aux employés de l’entreprise.

Le blog peut aussi susciter des vocations. De nombreuses personnes sont en effet devenues si ce n’est célèbres, tout au moins connues et reconnues par leurs pairs grace au bloging. En autorisant vos employés à bloguer, vous ferez inévitablement émerger de nouveaux talents qui deviendront de véritables porte parole de votre entreprise. C’est le cas de Robert Scoble qui a démarré son blog Scobleizer en tant que « technical evangelist » chez Microsoft.

Le blog est aussi une arme centrale dans un dispositif de maîtrise et de défense de son e-réputation et/ou de celle de son entreprise. En effet, si vous disposez d’un blog, il vous sera bien plus facile par exemple de répondre à d’éventuelles attaques sur vos produits ou services et tenter de « concentrer » les critiques sur votre blog plutôt que de les laisser s’éparpiller sur le Net.

Enfin, d’un point de vue plus personnel, mais toujours dans une optique professionnelle, animer un blog est un excellent moyen de se faire repérer lors d’une recherche d’emploi et de présenter un avantage concurrentiel certain face aux autres candidats en compétition pour un même poste.

Affectation des bugdets marketing dans les médias sociaux en 2010 ?

Pour la première fois depuis 23 ans, Pepsi ne fera pas de publicité durant le Super Bowl ! Pepsi va par contre investir 20 millions de dollars dans les médias sociaux avec son projet « The Pepsi Refresh Project« . Je reviendrai sur cette initiative certainement dans un futur billet.

Il était donc intéressant en ce début d’année de savoir si ce cas va rester isolé ou si au contraire il annonce un mouvement de fond vers les médias sociaux ?

D’après MarketingSherpa, ce serait la seconde hypothèse qui prévaudrait. En effet, une écrasante majorité d’entreprises devrait augmenter leurs budgets alloués aux médias sociaux.

Le graphique ci-dessous montre les décisions d’investissement par secteur d’activité. Le retail et l’ecommerce devraient être les champions de l’investissement dans les médias sociaux en 2010 !

Le graphique suivant montre quels seront les objectifs recherchés suite aux investissements réalisés en fonction de la maturité de l’entreprise sur les réseaux sociaux.

Le graphique ci-dessous offre une vue tridimensionnelle des tactiques du marketing social. Les efforts (temps et ressources) nécessaires pour mettre en œuvre une tactique peuvent venir contrebalancer le potentiel de cette tactique dans le choix de son utilisation.

On voit bien ici que le potentiel le plus élevé est représenté par les « opé blogueurs« , mais que cette tactique ne sera pas nécessairement utilisée par beaucoup d’entreprises à cause des efforts importants qu’elle nécessite.

Selon E-marketer, Facebook devrait tirer son épingle du jeu tandis que MySpace devrait poursuivre son déclin.

Toujours selon E-marketer, les entreprises devraient affecter 60% de leur budget consacré au web social en interne pour développer des blogs, du contenu, participer au médias sociaux tels que Twitter et Facebook, et mesurer le ROI de leurs investissements. Le reste devrait être dépensé auprès des agences afin d’être accompagné dans leurs démarches.