Catégorie : Points de vue

Réseaux sociaux en B2B : notre Webinar ce jeudi !

Vous évoluez au sein d’une entreprise B2B et vous ne voyez pas, mais alors vraiment pas, comment les réseaux sociaux pourraient être utiles à votre marque ?

C’est le moment de faire tomber ses préjugés et de réfléchir à intégrer les réseaux sociaux dans la stratégie de votre entreprise B2B.

Retrouvons-nous ce jeudi 14 février à 10h au webinar de l’Institut Kinoa pour échanger et découvrir de nouveaux horizons digitaux. Oui, je vous propose un « rencard » pour la Saint Valentin !

En plus, vous n’avez même pas besoin de vous déplacer, tout se passe sur votre ordinateur… La magie 2.0 commence déjà à opérer !

réseaux sociaux B2B

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Comment Concrétiser Votre Présence Sur Les Médias Sociaux En 2013 ?

Avant de rentrer dans le vif du sujet, un mea culpa pour la très faible fréquence des publications sur le blog Kinoa. La fin d’année 2012 a été très, très intense et nous devions trouver une nouvelle organisation pour dégager du temps pour écrire de nouveaux billets. Nous allons donc tenter d’être plus assidus en 2013 !

Je vous livre ma réflexion sur la nécessité qu’ont aujourd’hui les marques à concrétiser leur présence sur les médias sociaux. Beaucoup d’entres elles ont, en effet, acquis, en y consacrant beaucoup de temps et de ressources, des communautés assez larges sur Facebook, Twitter, Linkedin ou autres… Mais elles n’ont finalement pas véritablement d’autre but que de totaliser le nombre de Fans ou de Followers et d’afficher ainsi leurs scores tels des tableaux de chasse. On a d’ailleurs beaucoup parlé de « social fatigue » en 2012. Les fans, tout comme les marques, commencent à se lasser d’une relation finalement souvent futile.

2013 doit donc être l’année de la concrétisation. Toutes les marques présentent sur les médias sociaux et celles qui ne le sont pas encore mais souhaitant s’y engager, doivent impérativement se poser la question du but d’une telle présence.

stratégie réseaux sociaux

L’amateurisme n’a plus sa place dans votre stratégie, il est temps de passer à une phase plus concrète pour générer du business.

Comment ? Il va s’agir de bien s’organiser, de tourner son attention sur les leviers qui fonctionnent et abandonner les initiatives décevantes. Il faudra peut être redéfinir vos objectifs (notoriété ? lead ? vente ?) et mieux analyser vos analytics sur les réseaux sociaux. En bref, en 2013, on prend de la maturité ! Acquérir des Fans et les amuser sur une page Facebook, c’est sympa, mais cela ne sert STRICTEMENT A RIEN. Comment relier l’engagement créé sur ces pages FB en bénéfices concrets pour l’entreprise ?

Vous devez désormais vous poser cette question essentielle : quels sont mes objectifs sur les médias sociaux ? Et décliner ces objectifs en différentes actions les plus adaptées. Se servir des médias sociaux pour accroître ses ventes est par exemple tout à fait possible, tout en conservant une communication « inbound ». Vous pouvez lire à ce sujet l’article suivant : « 6 Ways Social Media Marketing Is Changing (For the Better)« .

Une fois qu’une stratégie claire, accompagnée d’objectifs précis et des moyens pour les atteindre sera couchée sur papier, vous vous apercevrez rapidement qu’il n’y a pas que Facebook dans la vie. Bien d’autres réseaux sociaux font du sens en fonction des buts qu’on s’est fixés. Linkedin, par exemple, permet d’atteindre des résultats très intéressants en termes commerciaux.

Il est également très important de garder à l’esprit que la caractéristique première des réseaux sociaux est l’humain. Quelque soit la stratégie couverte, l’échange avec vos communautés est primordiale. C’est une conversation ouverte et sincère… On accepte les encouragements, comme les critiques.

Les médias sociaux deviennent de véritables canaux de relations et d’interactions avec les marques. Dans cet esprit, il est important d’embarquer d’autres services de l’entreprise dans l’aventure. Un internaute, en fonction de ses centres d’intérêts, voudra peut être dialoguer ouvertement avec une personne des RH, un commercial, un ingénieur, une personne du support, un membre de la direction, voire d’autres clients de votre entreprise. Finalement, si vous y regardez de près, c’est avec le service marketing / communication qu’il aura souvent le moins d’intérêt à dialoguer :).  Toutes ces conversations doivent bien évidemment nourrir une stratégie de Social CRM.

réseaux sociaux humain

Dans le même ordre d’idée, la diffusion des réseaux sociaux à l’intérieur de votre entreprise est incontournable si vous souhaitez la rendre réellement efficace sur les canaux digitaux.

Ceci implique d’ailleurs une autre tendance de fond qui est « l’internalisation ». Vous ne pouvez pas remettre les clés de votre présence sur le digital à des agences externes. Si cela n’est pas encore fait, vous devez rapidement acquérir les compétences (formations et/ou recrutement) et monter une équipe dédiée qui devra répondre à des objectifs fixés et obtenir les moyens nécessaires de les atteindre.

Pour conclure, si vous vous posez ces questions, vous allez très rapidement être confrontés à une réflexion qui tournera autour de l’utilité de votre marque sur les réseaux sociaux. Ce n’est d’ailleurs pas uniquement en terme de médias sociaux que vous devez raisonner, mais en terme de digital. « A quoi peut bien servir le digital pour mon entreprise ? », « qu’est-ce que je peux en faire ? », « quelle va être l’utilité de mon entreprise sur les canaux digitaux ? » sont les quelques questions que vous devez impérativement vous poser. Les réponses dépassent les simples réseaux sociaux, elles conduisent toutes finalement à se demander quelle peut être la valeur ajoutée de ma marque sur le digital ? On parle de « brand utility ». En quoi ma marque peut-elle être utile sur les canaux digitaux ? Et au final, à quoi peut-elle être utile tout court ?

Si vous trouvez la réponse, vous vous apercevrez très rapidement que le digital ne peut être cloisonné du reste de vos activités. Les organisations en silos ne peuvent pas être efficaces. Le digital doit venir imprégner l’ensemble de l’entreprise (voir ci-dessus), et finalement les actions digitales et hors digitales doivent se confondre. C’est clairement ici une question de méthode de gouvernance d’entreprise qui est posées.

Vaste programme, qu’en pensez-vous ?

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Nouvelles fonctionnalités sur Linkedin : anniversaire de travail et félicitations !

Tout nouveau tout beau (d’après mes yeux), j’ai remarqué, ce matin, que Linkedin me proposait de souhaiter un joyeux anniversaire de travail à des contacts ainsi que de les féliciter pour leur nouveau poste.

En vrai, ça donne ça : on peut dire à quel point on est heureux pour le nouveau job de notre contact Linkedin en cliquant simplement sur « Féliciter ». On vous invite ensuite à écrire un petit message :

félicitation_linkedin

On a aussi vu apparaître l’option « souhaitez un joyeux anniversaire de travail » (je ne savais pas que ça existait). Même principe, les petites têtes de vos camarades apparaissent sur votre timeline avec la possibilité de les féliciter et d’écrire un mot.

anniv_job_linkedin

On le voit à nouveau, Linkedin trouve des moyens de faire participer la communauté pour renforcer les liens entre les contacts et vous offre le moyen d’animer vos relations avec votre carnet d’adresses.

Il ne vous reste plus qu’à faire votre liste de cadeau pour votre anniversaire de travail !










10 risques que les entreprises n’osent pas prendre sur les Médias Sociaux

Fut un temps (pas si lointain), les entreprises percevaient les médias sociaux comme un risque. Désormais, nous sommes entrés dans une nouvelle ère … l’ère de l’expérimentation !

Certaines entreprises expérimentent avec succès quand d’autres apprennent de leurs erreurs… Le tout c’est d’avancer et d’innover. Dans ce billet, retrouvez 10 idées qui terrorisent les entreprises sur les médias sociaux.

1. Oser la blague en marketing B2B

Les hommes d’affaires ne sourient jamais, c’est bien connu. Ils portent des mallettes noires et marchent avec un regard foudroyant de la plus extrême gravité. Sauf les gens de la marque IMPACT. En fouillant sur leur page Facebook, j’ai trouvé des images qui m’ont faite rire :

lionel richie lead

Bonjour Lionel !

Oh et puis il y a aussi celle-ci pour les fans d’How I Met Your Mother :

blague marketing B2B
Ce qu’on essaie de vous dire, c’est que tout le monde aime rire. Relâchez la pression ! Tant que vos blagues ne sont pas de trop mauvais goût, vous pouvez vous lancer. C’est en apprenant à connaître votre communauté que vous saurez exactement ce qui lui plait. Vos lecteurs apprécieront la légèreté que vous leur insufflez dans leur journée. Et ça, ils s’en rappelleront :)

2. Oser la blague dans un domaine non créatif

« C’est facile pour eux d’être drôles, ils travaillent dans la création et le design ! » Devinez quoi ? Vous n’avez pas à travailler dans une industrie branchée pour être drôle sur les médias sociaux. Jetez un coup d’oeil au Pinterest de General Electric, si vous voulez la preuve qu’une entreprise évoluant dans un domaine dit « ennuyeux »  peut se risquer à l’humour. Voici une de leurs dernières trouvailles autour du concept « Hey Girl » :

blague domaine non créatif

Ca ne marche pas QUE parce que ça fait travailler nos zygomatiques… Ca permet aussi à GE de développer sa communauté en utilisant des concepts compréhensibles par beaucoup de gens. Peut-être que leurs ingénieurs n’apprécient pas du tout cette méthode (ou peut-être que si, parce que faut avouer que c’est quand même bien drôle), mais cette cible d’ingénieurs, ils l’ont déjà. On ne peux pas toucher une cible plus large si on reste constamment sur le même concept…

3. Ouvrir la vanne des Feedbacks

Certaines entreprises ont peur d’aller sur les médias sociaux car ils donnent aux gens la possibilité de s’exprimer. On capte. On n’est pas d’accord avec cette idée, mais après avoir entendu le refrain tellement de fois, on « comprend ».

Et puis, il ya les autres… Les entreprises qui vont plus loin, qui demandent ouvertement des retours (feedbacks) sur leurs produits, nouveautés… Exemple sur la page Facebook de UncommonGoods :

être ouvert aux feedbacks

Et en plus, si vous cliquez sur leur lien, vous serez redirigés vers leur site web :

Et là, ca frise le génie… Alors, bien sûr, certaines personnes n’ont pas du tout aimé ce nouveau bijou. Mais, même si 99% des personnes le trouve moche, on s’en fiche ! Le plus important, c’est que maintenant, ils sont au courant, ils connaissent ce nouveau bijou. Maintenant, UncommonGoods peut même transformer ces internautes en leads en faisant du « lead nurturing » grâce à l’adresse email qu’ils récupèrent (il faut évidemment remplir le champs « adresse email » afin de voter). En ajoutant des boutons de média sociaux, ils élargissent aussi leur base de données (voir la deuxième case orange ci-dessus) en demandant aux votants d’envoyer ce sondage à un ami. Pour résumer : pas de risque, pas de récompense.

4. Partager du contenu venant des concurrents

Quelqu’un de chez Hubspot a récemment écrit un billet sur le contenu à valeur ajoutée en B2B et n’a pas hésité à utiliser l’exemple de leur concurrent Eloqua. Joe Tchernov, VP chez Eloqua, a non seulement tweeté, mais a aussi rajouté une petite mention sympathique sur l’article :

partage contenu concurrent

Et ce n’est pas la première fois qu’il partage du contenu provenant de chez son concurrent HubSpot. Ca peut paraitre étonnant, mais ca porte ses fruits pour les deux marques, regardez la suite de la conversation:

partage contenu concurrent 2

Faites confiance à vos prospects. Ils ne vont pas se laisser distraire par un tweet sur un concurrent et puis vous abandonner. Ils choisiront la solution qui leur correspond le mien basée sur les recherches qu’ils auront menées – avec l’aide de votre contenu à valeur ajoutée, et ce peu importe la source.

5) Laisser ses employés utiliser les médias sociaux au nom de son entreprise

Beaucoup d’entreprises font des cauchemars à l’idée de perdre la maîtrise de leur image sur les médias sociaux. Pour reprendre l’exemple d’Hubspot, si tout le monde pouvait tweeter en se disant HubSpotter, comment pourraient-ils garder le contrôle sur leur image de marque ?!

Et bien ce n’est pas du tout le cas. La plupart de leurs employés ont rajouté @HubSpot dans leur bio Twitter… probablement parce qu’ils ont été encouragés à le faire. Sachant que plus les gens sont nombreux à partager du contenu HubSpot sur les médias sociaux, plus leur renommée s’en verra grandie. L’entreprise fait confiance à ses employés et à leur jugement des informations qu’ils tweetent. Ils comptent aussi sur le bon sens de leur communauté qui saura que l’avis d’un employé ne reflètent pas nécessairement celui de son employeur. Par exemple, si quelqu’un de chez @Kinoa tweet une opinion politique, évidemment, ça ne s’alignera pas forcément sur les idées de Kinoa. Simple bon sens.

Le compte @Twelpforce de Best Buy est un bel exemple :

réseaux sociaux employés

Ce compte Best Buy est géré par plus de 3.000 employés qui sont libres de partager du contenu. A bon entendeur…

6. Permettre aux utilisateurs de déposer leur propre contenu

Les médias sociaux offrent la possibilité aux internautes de publier leurs propres contenus. Mais certaines marques craignent ce contenu produit par les utilisateurs alors que d’autres savent, pertinemment, qu’il indiquent une marque de qualité, et influencent les achats.

Pinterest est un bon exemple, et certaines entreprises sont en train d’expérimenter de nouvelles stratégies. Pour permettre à d’autres Pinners de déposer du contenu sur vos boards Pinterest, vous devez leur donner la permission. ModCloth demande donc aux Pinners intéressés de leur envoyer un email afin qu’ils puissent leur accorder la permission de télécharger leurs propres images :

utilisation réseaux sociaux utilisateurs

C’est pas mal ! Non seulement ils récoltent des milliers de followers, mais en plus, ça leur permet de connaître les centres d’intérêt de leur cible.

7) Livrer sa recette magique

On ne peut pas dire aux gens comment on procède ! Ils vont le faire eux-mêmes et on n’aura plus de business ensuite ! Verrouillez les portes ! Éteignez les lumières ! Brûlez les livres !

Sinon, rappelez-vous que des sites comme Pinterest – oui, encore lui – sont parfaits pour les how-to et les DIY (Do It Yourself > Fait main). En fait, les « pins » qui sont le plus « repinnés » incluent le mot «DIY», selon une étude menée par HubSpot.

C’est exactement ce que fait Molly Maid (service  à la personne) qui montre aux gens comment maintenir leur maison propre; ils savent que leur cible est intéressée par ces conseils et astuces, mais ils savent aussi que leur cible veut, quand même, que l’essentiel du travail soit réalisé par un professionnel. Ce « board » présente la marque comme expert en la matière sans pour autant sacrifier sa clientèle.

recette magique

8. Prendre position sur une question controversée

Voici un exemple de la marque Oreo qui savait pertinemment qu’elle engendrerait des réactions possiblement agressives avec son post sur Facebook … mais elle est quand même aller jusqu’au bout !

prendre position

Regardez les commentaires à droite, certains affirment qu’ils ne mangeront plus jamais d’Oreos ! Il y a peu de chance que cela ait un grand impact sur leur CA. Une action pareille a certainement été décidée et mesurée par les RP et, comme il fallait s’y attendre, les détracteurs ont été nombreux. Mais il y avait aussi un énorme mouvement de partisans qui sont venus pour féliciter Oreo. Et beaucoup de ces partisans n’étaient jamais encore allés sur leur page Facebook. C’est une façon de générer de la portée … ou tout simplement d’affirmer ses valeurs.

9. Poster du contenu qui n’a rien à voir avec sa marque

Il s’agit ici d’un risque car beaucoup de personnes pensent que c’est une erreur. Pourquoi publier du contenu qui ne parlerait ni de votre marque, ni de vos produits ou même de votre industrie ?

La réponse : postez des mises à jour « hors sujet » montrent la personnalité de votre marque ! Ca apporte une petit touche sympathique. Jetez un coup d’oeil à cet exemple de bijoux Designs Jane Bijoux :

personnalité marque

Vous voyez ? Il s’agit d’une publication personnelle mais hors sujet avec les bijoux. Ce genre de post donne l’impression de mieux connaitre la personne derrière la publication et elle tisse du lien avec sa communauté.

10. Ouvrir un compte sur Pinterest alors que son domaine ne s’y prête pas

Les aspirateurs… C’est beau, non ? Mmm… Alors, pourquoi vouloir créer un compte Pinterest pour une marque d’aspirateurs ?

La marque Oreck a trouvé le moyen de rendre son produit plus visuel. Elle s’intéresse aux sols et met ces derniers au devant de la scène. Leur leimotiv ? Les plus beaux sols ont besoin des meilleurs soins (et d’Oreck donc :)).

pinterest domaine

Si vous pensez que les « Pinners » vont s’allier contre vous parce que votre produit n’a rien à faire sur le réseau social, vous vous trompez ! Ils s’agaceront seulement si vous ne trouvez pas la bonne façon de mettre, visuellement, en scène votre produit.

Y a-t-il des choses que vous ayez envie d’essayer sur les médias sociaux, mais que vous n’osez pas faire ? Partagez vos espoirs et vos rêves dans les commentaires ci-dessous ! Vous y trouverez peut être le soutien dont vous avez besoin pour vous lancer :)

Article original sur Hubspot !

Mesurer l’efficacité du marketing digital – Laurent Flores

Le dernier ouvrage de Laurent Flores « Mesurer l’efficacité du marketing digital » va paraître d’ici quelques jours aux Editions Dunod.

Laurent s’est gentiment prêté au jeu des questions / réponses.

Stéphane : Bonjour Laurent ! Tu viens de publier un ouvrage sur le mesure de l’efficacité du marketing digital (Editions Dunod).  Qu’est-ce qui t’a motivé pour te lancer dans l’écriture d’un tel ouvrage ?

Laurent : Bonjour Stéphane ! La sortie du livre est prévue le 4 Juillet donc je suis ravi de partager quelques lignes avec toi ici. Avec des investissements Internet et digitaux qui ont largement dépassé 10 % du budget média des annonceurs, et qui ne cessent de progresser, mesurer le ROI du marketing digital devient une nécessité.

On ne peut plus « juste essayer » – je ne dis pas qu’il ne faut pas tenter, expérimenter, tester – mais surtout, il faut se donner les moyens de mesurer, à minima, si ce que l’on fait marche… et remplir les objectifs assignés aux actions. Le tout impose une discipline à l’ensemble des acteurs de la chaine de valeur marketing digital (aux annonceurs, agences, agences médias) pour parler un langage commun, définir des objectifs clairs et mesurables, et véritablement piloter la présence de la marque dans son écosystème digital.

Les enjeux sont considérables, et mesurer plutôt que, seulement, « compter », ne peut que renforcer le rôle stratégique du digital dans le marketing des marques. Après, d’un point de vue plus personnel, je suis certes passionné, mais l’écriture est une forme « d’aboutissement » pour partager un savoir faire, une philosophie, surtout 12 ans après la création de CRM Metrix… société que j’ai créée en 2000 et qui est un spécialiste du sujet….  une aventure humaine que l’on souhaite partager.

Stéphane : C’est quoi le marketing digital ?

Laurent : Le terme marketing digital est apparu récemment dans le monde des professionnels du marketing et de la communication. Il fait référence à la promotion de marques et produits auprès de consommateurs, grâce à l’utilisation de l’ensemble des médias et points de contact digitaux.

Même si le marketing digital a de nombreuses similitudes avec le marketing Internet, il va au-delà puisqu’il s’affranchit du seul point de contact Internet pour couvrir l’ensemble des médias dits digitaux, en incluant par exemple le mobile (sms ou application) ou la télévision connectée, comme canal de communication. L’expression « marketing digital » tente donc de regrouper l’ensemble des outils interactifs digitaux au service du marketeur pour promouvoir des produits et services, tout en cherchant à développer des relations plus directes et personnalisées avec les consommateurs.

Interactif par nature, centré sur le client, il impose véritablement un nouvel ordre, celui du marketing synchronisé, fait de push et de pull. Dans les années à venir, le marketing sera digital ou ne sera pas. Tout autant capable de vendre que de fidéliser, voire de « fanatiser » les relations clients, avec le marketing digital, les marketing du « bien » et du « lien » deviennent complémentaires et essentiels pour séduire et fidéliser des consommateurs de plus en plus « connectés » et aux usages médias de plus en plus fragmentés.

Stéphane : Pourquoi avoir choisi l’angle de la mesure de l’efficacité plutôt que celui de la mise en oeuvre d’une stratégie digitale par exemple ?

Laurent : La démarche de mesure est « plus rigoureuse » car elle impose à la stratégie une formulation d’objectifs clairs et « mesurables ». Trop souvent, en effet, je m’aperçois que les marques « font des choses » sans trop savoir au fond pourquoi, et surtout, pour quels objectifs. Quand on parle de mesure, c’est toujours et trop souvent à la fin que ça vient… Alors, les outils métriques et KPI quantitatifs, qui « comptent plus qu’ils ne mesurent vraiment », entrent en jeu mais c’est souvent trop tard car il faut penser le tout dès l’amont. Ceci a l’avantage de rendre la stratégie plus rigoureuse encore.

Au final, comme disent les anglo-saxons, « what can not be measured, CAN NOT be managed ». Marques et agences qui intègrent le tout très tôt gagnent plus que les autres en externe comme en interne… Donc, tout le monde y gagne !

Stéphane : Beaucoup d’entreprises, notamment en B2B, sont encore très en retard sur la mise en oeuvre d’une stratégie en marketing digital. Quels conseils donnerais-tu pour « digitaliser » sa marque ?

Laurent : La réponse est relativement simple, ces marques devraient d’abord se mettre face à leur réalité. Leurs clients et prospects passent plus de temps connectés que non connectés. Si ces marques veulent [ne serait-ce qu’] exister, elles doivent, avant tout, le faire de façon digitale et livrer leur « contenu » pour que prospects et clients se l’approprient. A elles de penser leurs stratégies de contenu, bien sûr, et à identifier les plateformes les plus à même de « liquéfier » et « lier » ce contenu. Plus elles commencent tôt, plus leur écosystème digital sera pertinent et visible.

Stéphane : Pour toi, quelles vont être les prochaines évolutions du marketing digital ?

Laurent : Techniquement, tout existe déjà à mon sens… C’est ce que j’évoque dans le livre, il faut maintenant « tout connecter » car le consommateur, le client, lui, est « hyperconnecté« .  Il relie déjà tout. A nous de connecter l’ensemble des plateformes. Pourquoi Google, Apple et tous les géants du net vont vers la TV connectée  ? C’est parce qu’ils maitrisent le « tuyau » de connexion, point de passage obligé des individus, la TV n’est qu’un nouveau type d’accès…  même chose pour Facebook, dont Google a la plus grosse trouille, car si les gens passent par Facebook avant Google pour se « connecter » c’est toute la chaine de valeur Google qui perd de sa valeur…

Donc, le marketing digital est, et sera, plus que jamais centré sur le client. Aux acteurs du net à s’organiser et à faciliter l’hyperconnectivité des clients. Puis, tout en découle, ils savent tout sur tout : le phénomène Big Data lié à l’hyperconnectivité qui génère des milliers de terra bytes de données peut servir/offrir au meilleur moment partout (le phénomène SOLOMO, Social, Local, Mobile).
Stéphane : Quels vont être les prochains défis du marketeur ?

Laurent : Le principal des défis est certes de PENSER CLIENT mais SURTOUT D’AGIR CLIENT. Passer par un décloisonnement des fonctions de l’entreprise – à commencer par celles de la fonction marketing/communication, les RP, la Pub, la promo, le Offline, le Online, ils ne doivent faire qu’un aux yeux des consommateurs. Il faut certes des spécialistes, mais à eux de s’accorder pour « SERVIR LEURS CHERS CLIENTS »… Bref, un retour aux sources, plus que jamais nécessaire au risque de devenir obsolète si les marketeurs ne le font pas.

Pour en savoir plus sur cet ouvrage et se le procurer : http://www.digitalmarketingmetrics.com/