Archive pour la catégorie 'Points de vue'

Quel est le média le plus influent : TV, écrit ou web ?

Vous pensez certainement que le classement est le suivant :

  1. Télévision
  2. Presse écrite
  3. Web

Détrompez-vous c’est tout le contraire ! Le web serait deux fois plus influent que la télé et huit fois plus que le print. Etonnant, non ?

C’est ce que nous apprend l’étude conjointe réalisée par Fleishman-Hillard et Harris Interactive : “Digital Influence Index (DII).

Fleishman-Hillard/Harris Interactive Digital Influence Index

Cette étude a été réalisée en Angleterre, Allemagne et France et avait pour but de mesurer l’impact des différents médias sur les comportements des consommateurs de ces différents pays.

Les conclusions de cette étude font l’objet d’un white paper que vous pouvez télécharger ici. Nous retenons principalement :

  • Internet est deux fois plus influent que la télé et près de huit fois plus que les médias traditionnels print.
  • Chaque fois qu’une décision d’achat est importante, le consommateur utilise le net pour connaître l’opinion de ses pairs.
  • Enfin et cela peut paraître assez paradoxale, si une grande majorité (66 %) de consommateurs déclarent qu’Internet leur permet de prendre de meilleures décisions, 72 % d’entre eux déclarent ne pas avoir confiance dans l’information publiée sur le net par les entreprises.

Malgré ces résultats beaucoup d’annonceurs sous-estiment encore le web dans leur mix marketing. Cette étude aborde les divers comportements et décisions des e-consommateurs et donne ainsi des clés pour mieux appréhender ce média ultra stratégique.

Via : Michelle Blanc

Méthodes agiles

J’ai assisté hier à l’Open Space sur les méthodes de développements Agiles organisé par l’association eXtreme Programming France et La cantine.

J’y ai retrouvé bon nombre de sympathisants Ruby On Rails vu au dernier BarCamp.

Le modèle actuel :

Actuellement, la majorité des personnes impliquée dans des projets pratiquent le modèle du Cycle en V.

Source WikiPedia

Ce modèle nous permet de réussir la bonne mise en place de nos projets mais présente quelques inconvénients pour les développeurs (Tests de validation) ainsi que pour les clients (Recette).

La quête du Graal :

Barry W. Boehm a introduit en 1986 un nouveau modèle de développement itératif et incrémental, précurseur des méthodes Extreme programming, Scrum ou Crystal clear

Un manifeste écrit par 17 personnalités introduit 4 valeurs fondamentales déclinées en 12 principes permettant de définir une nouvelle façon de développer des logiciels.

Celui-ci place l’humain au cÅ“ur du système.

Les sessions :

Agilité à monter soi-même : cet atelier pratique était animé par Laurent Bossavit, auteur du livre La gestion de projet : EXtreme Programming.

Nous avons pu nous initier à la notation XP permettant de représenter des processus. On a pu alors découvrir des cercles vertueux/vicieux. On a pu en déduire des interventions à apporter pour éviter les cercles vicieux.

Ces notations doivent être corroborées avec des mesures de performance à l’aide d’outils ou de méthodes annexes.

Auto-organisation : cette table ronde a essayé de définir le terme d’auto-organisation.

Les points forts ressortis :

  • l’entraide dans l’équipe de développement
  • plus de nécessité d’avoir un chef de projet
  • organisation en binôme
  • participation collégiale aux décisions
  • prise d’initiatives

Conclusions :

Lors de l’XP Day qui s’est déroulé en mai 2008, un questionnaire avait été remis aux participants afin d’obtenir un retour d’expérience concernant la mise en place de méthodes agiles.

Il en est ressorti que l’agilité a permis une forte augmentation de la qualité du code, une motivation de l’équipe de développement augmentant la satisfaction du client, ce qui est au final l’essentiel !

Cet Open Space a confirmé cette idée.

User Generated Ideas

Inspirées du modèle Digg, les applications de feedback participatif ou pour faire l’analogie avec le terme UGC, de “User Gernerated Ideas”, sont maintenant couramment utilisées par les entreprises qui souhaitent dialoguer avec leurs clients et les inviter à participer au processus d’innovation ou de co-création.

J’avais déjà mentionné quelques initiatives dans un billet précédent. Mais voici que les politiques s’y mettent. En pleine campagne présidentielle américaine, Oh Boy Obama permet aux internautes de soumettre des idées ou des initiatives qu’ils aimeraient voir soutenues par leur leader.

Une véritable initiative de démocratie participative :)

Oh Boy Obama

Ce site a été réalisé via Drupal et le module Drigg que je ne connaissais pas. Cela rajoute encore une application à celle déjà existantes et mentionnées ici.

Notons également Brainstorm toujours sous Drupal qui est utilisé par la communauté ubuntu.

Source : Transnets

“Comment le Web change le monde” : note de lecture

Peu d’articles ont été publiés ces derniers temps en raison du lancement de la Fondation Chirac auquel Kinoa a pris doublement part en réalisant le site Internet (ici) et en participant à l’organisation de l’événement le 9 juin au musée du quai Branly.

Ce n’était pas de tout repos, mais nous avons eu le plaisir de rencontrer des personnes aussi éminentes que Kofi Annan, Pachauri, Youssou N’Dour… et bien d’autres.

Sans aucune transition, je vous propose une note de lecture d’un très bon livre co-écrit par Francis Pisani et Dominique Piotet : “Comment le web change le monde - L’alchimie des multitudes“.

Comment le web change le monde

Cet ouvrage m’a été offert gracieusement par Pearson et l’Atelier BNP Paribas dans le cadre de l’opération “Blogueurs - Note de lecture”. J’acquitte donc mon devoir, et je dois l’avouer avec beaucoup de plaisir car la lecture de ce livre m’a été agréable.

Flux RSS, AJax, Twitter, folkxonomie, mashup, API, Digg… on retrouve dans cet ouvrage tous les ingrédients qui composent le web d’aujourd’hui, ce fameux “web 2.0″, ce qui peut être utile pour réviser ou comprendre certaines notions.

Mais l’intérêt du bouquin réside surtout dans l’analyse des changements “sociaux” induits par l’utilisation de ces nouveaux ingrédients.

L’internaute passif durant l’ère du Web 1.0 (avant l’explosion de la bulle Internet) est devenu progressivement un internaute actif qui ne se contente plus de consommer sans réagir à l’information qui lui est proposée sur des sites réalisés par des spécialistes. Désormais, il participe activement en contribuant via blog, commentaires, suggestions, critiques, vidéos, réseaux sociaux… C’est lui qui produit l’essentiel du contenu du web, il est devenu un acteur essentiel incontournable. Francis Pisani et Dominique Piotet parlent de “webacteur” : “Les internautes utilisaient l’Internet. Les “webacteurs” le façonnent avec le contenu qu’ils génèrent et leur capacité de l’organiser“.

La participation de million de “webacteurs” donne (enfin ?) une réalité à la notion “d’intelligence collective”. Le question est ici ouverte entre l’émergence d’une certaine forme de sagesse ou tout au moins de richesses induites par les savoirs de milliers de “webacteurs” et la bêtises des foules comme certains le pensent.

Nos auteurs semblent convaincus de la première option, mais préfèrent parler “d’alchimie des multiples” plutôt que de que de sagesse ou d’intelligence collective :

Choisir “alchimie”, à la dimension inéluctablement ambiguë, au lieu de “sagesse” ou “d’intelligence”, permet de prendre acte du fait que rassembler un grand nombre de personnes et les consulter permet éventuellement de créer de l’or, mais pas toujours. Les foules ne produisent pas que de la sagesse, les collectifs pas seulement de l’intelligence. Mais cela peut arriver et c’est le grand mérite de James Surowiecki et de Pierre Lévy que de l’avoir mis en valeur. Quant au terme “multiples”, dont le Robert précise qu’il indique une “grande quantité (d’être, d’objets) considérée ou non comme constituant un ensemble”, il a le mérite d’attirer notre attention sur le nombre, sans lui accorder de connotation positive ou négative.
Le pluriel rend mieux compte des multiplicités à l’oeuvre. Il permet de suggérer une plus grande hétérogénéité et une plus grande diversité. Les webacteurs d’aujourd’hui ne forment ni une foule consciente, ni un collectif aux contours bien déterminés. Eux-mêmes multiples, divers, ils se regroupent avec des degrés lâches de participation et d’implication au gré de leurs activités : membres d’un réseau social, encyclopédistes sur Wikipedia, blogueurs, commentateurs, et parfois simples spectateurs engagés. La référence à l’utilisation deleuzienne qu’en font Michael Hardt et Antonio Negri est volontaire.
Rimbaud parlait bien de “l’alchimie du verbe”. Pourquoi ne pas laisser libre cours à celle de la diversité et de la participation qui caractérisent le web ?
Reste à définir cette “alchimie des multiples”.
Elle repose sur cinq éléments que l’on trouve rarement tous ensemble, mais dont le kaléidoscope des associations possibles est incroyablement riche. [...] Accumuler des données [...] Miser sur la diversité [...] Compiler/synthétiser [...] Mettre en relation [...] Délibérer
.”

Dans tous les cas la participation des internautes bouscule les mécaniques institutionnelles. Et c’est bien là, à mon avis l’essentiel.

“La raison pour laquelle les institutions considèrent la dynamique relationnelle avec méfiance est presque toujours la peur de perde le contrôle. On le voit sur les sites de médias traditionnels qui se refusent encore à accepter des commentaires qui pourraient être apposés à côté de leurs articles ou qui s’attachent à les vérifier tous avant de les mettre en ligne. [...] La tension qui en résulte avec la poussée relationnelle est manifeste, comme l’illustre de manière particulièrement claire l’adaptation des entreprises et notamment des entreprises de services.
Dans ce contexte, l’époque semble marquée par la tension entre la poussée relationnelle impulsée par un grand nombre de webacteurs et de start-ups d’un côté, et les lenteurs de la mécanique institutionnelle de l’autre.
La recherche spontanée et désordonnée de nouvelles formes de relations et d’organisation se heurte à la résistance (parfois), à la lenteur (toujours) des institutions et de leur mécanique prudente
“.

Cette participation nouvelle et cette recherche d’efficacité relationnelle donne naissance à des notions telles que “l’entreprise liquide”, “l’entreprise dans les nuages” ou encore l’économie relationnelle que je vous laisse découvrir en lisant le livre. Ce que je vous recommande d’ailleurs si vous souhaitez mieux appréhender les bouleversements actuels induits par le Web.

La lecture est agréable, émaillée d’interviews et d’extraits très intéressants.

10 astuces pour améliorer l’accessibilité de votre site Web

La production de services en ligne attractifs, accessibles et respectant les standards W3C et la WAI est aujourd’hui un enjeu stratégique pour votre entreprise.

Toutes les améliorations en matière de qualité, de conformité et d’accessibilité se traduisent à court terme par des bénéfices concrets :

  • « Write once, run anywhere » : le respect de standards permet une compatibilité ascendante sur l’ensemble des plates-formes (MAC, PC, Linux…) et des navigateurs (FireFox, IE, Safari…).
  • Le respect des standards participe également à la portabilité de votre site sur mobile : assistants personnels, téléphonie mobile, télévision, domotique…
  • Les standards favorisent la création de sites Web modernes et dynamiques avec des contenus clairement dissociés de la présentation graphique. Ainsi, il devient facile de modifier l’ensemble des éléments graphiques du site sans devoir intervenir sur toutes les pages de ce dernier.
  • Optimisation du référencement dans les moteurs de recherche.
  • Prise en compte des personnes handicapées : « accessibilité » et respect du cadre législatif.
  • Réduction drastique du code, lecture du code plus aisée, maintenance allégée.
  • Réduction de la bande passante, de l’infrastructure informatique.
  • Refonte future du site largement simplifiée, pérennité du site Web.
  • Contrôle plus précis de la mise en page, du positionnement et de la typographie.
  • L’utilisateur à la possibilité de modifier la mise en page pour l’adapter selon ses préférences de lecture.
  • Possibilité de proposer une version imprimable des pages sans développements spécifiques.
  • Contenu réutilisable facilement dans d’autres contextes (RSS, syndication…).

En d’autres termes, le respect des standards est plus économique, plus rentable, plus pérenne et est une garantie supplémentaire de satisfaction des usagers du site Web.

Il s’inscrit parfaitement dans une logique citoyenne et une logique de développement durable.

Voici donc 10 astuces pour améliorer l’accessibilité de votre site Internet :

10 astuces pour rendre son site Web accessible

#1 - Séparer la mise en forme du contenu. Si il ne devait y avoir qu’une seule règle à retenir, ce serait très certainement celle là. Le code HTML ne doit contenir aucun attribut de mise en forme. Ces derniers doivent en effet être pris en charge par la feuille de style. Dans le cas contraire, votre site Web risque de ne pas être accessible et sera de plus très difficile à maintenir.

#2 - Prévoir des alternatives aux Scripts. Une page HTML doit être parfaitement lisible lorsque les feuilles de styles sont désactivées. Il en va de même pour les scripts en tout genre. Vous devez notamment vous assurer que lorsque le JavaScript est désactivé, vos pages restent parfaitement utilisables.

#3 - Proposer des alternatives textes. Certaines personnes ne pourront pas utiliser les informations véhiculées grâce aux images ou aux contenus multimédias (vidéo, par exemple). Il est donc important de prévoir pour chacun de ces éléments des alternatives textes appropriées.

#4 - Proposer des formats alternatifs en téléchargement. Il est bien de proposer pour un même document à télécharger, plusieurs formats afin de laisser le choix à l’utilisateur, notamment lorsqu’il s’agit de document PDF.

#5 - Eviter d’ouvrir des liens dans une nouvelle fenêtre. Il peut être très perturbant pour l’utilisateur handicapé ou non d’ailleurs d’être confronté à l’ouverture systématique d’une nouvelle fenêtre chaque fois qu’il clique sur un lien. Si vous êtes dans l’obligation d’ouvrir un lien dans une nouvelle fenêtre, mentionnez- le très clairement à vos utilisateurs.

#6 - Eviter les frames. Les frames ou cadres sont aujourd’hui de moins en moins utilisées. Tant mieux, leur utilisation peut grandement perturber les utilisateurs handicapés, ainsi que les moteurs de recherche qui tentent d’indexer vos pages.

#7 - Proposer systématiquement un plan du site et un moteur de recherche. Ces deux éléments concourent grandement à l’accessibilité de votre site Internet car ils permettent à l’utilisateur de s’orienter plus facilement et de trouver l’information recherchée rapidement.

#8 - Proposer des titres explicites à vos pages. La balise “Title” doit être correctement renseignée pour chacune de vos pages. Cette dernière doit représenter le plus fidèlement possible le contenu des pages. Vos utilisateur auront ainsi une information de contexte et d’orientation très appréciable, de même que les moteurs de recherche.

#9 - Vérifier les contrastes de vos couleurs. Vous devez vous assurer que les textes et graphiques sont utilisables même sans les couleurs. Les contrastes doivent également être suffisants afin que la combinaison de couleurs entre le premier plan et l’arrière-plan n’empêche pas les personnes souffrant d’un déficit de perception des couleurs ou utilisant un écran noir et blanc de lire le texte.

#10 - Utiliser les technologies du W3C. Les directives actuelles recommandent l’utilisation des technologies du W3C (Par ex. : HTML, CSS, etc.) pour plusieurs raisons :

  • Les technologies du W3C comprennent des options d’accessibilité “embarquées”.
  • les specifications du W3C sont régulierement mises à jour pour prendre en compte l’arrivée de nouvelles technologies Web.
  • Les spécifications du W3C sont élaborées de manière ouverte et découlent d’un consensus de l’industrie.

Pour en savoir plus sur l’ensemble des directives d’accessibilité, c’est par ici.