Catégorie : Interview

Interview Twitter : Emilie Ogez de emilieogez.com [Les Jeudis Twitter]

Cette semaine, pour les jeudis Twitter, nous interviewons Emilie Ogez, responsable Marketing & Communication chez XWiki et blogueuse sur le blog éponyme emilieogez.com. L’intitulé de son blog est justement : « Pérégrinations d’une fan du web », et lorsqu’ on la suit sur Twitter, on s’en rend bien compte !

D’ailleurs Kinoa collabore avec elle sur son dernier projet, Youuuhoo, une boutique de vente en ligne de Social addictive t-shirts qui devrait voir le jour très prochainement. Youuuhoo n’est pas un site de t-shirts pour n’importe qui ! Ce sont des t-shirts pour « social addicts » : ceux qui aiment Twitter, Facebook, Foursquare… et qui veulent le faire savoir. Les t-shirts les plus plébiscités seront imprimés et pourront être commandés depuis sur le site.

Interview Twitter d'Emilie Ogez, blogueuse

1. Depuis combien de temps utilises-tu Twitter ?

Selon le site When Did You Join Twitter, je me suis inscrite sur Twitter  le 1er janvier 2008. Et cela fait donc (merci TweetYears) 3 ans, 2 mois et 7 jours. Mais je tiens à préciser que peu de temps après mon inscription, j’ai arrêté d’utiliser mon compte Twitter (je trouvais ça idiot, et je ne voyais pas comment en tirer bénéfice), mais j’y suis revenue quelques mois après.

2. Combien as-tu de followers ? Est-ce que ce nombre à de l’importance pour toi ?

J’ai, à l’heure où j’écris, 8742 followers. Le nombre de followers est un critère parmi d’autres pour évaluer l’importance, l’influence d’une personne. Mais ce n’est pas un critère suffisant (il y a aussi le nombre de RT, le nombre de followfriday…). En outre, on peut être très influent tout en ayant que 3000 followers.

3. Quelle(s) utilisation(s) fais-tu de Twitter ?

Mon utilisation de Twitter est très diversifiée. Je l’utilise essentiellement pour partager ma veille, promouvoir mes différentes activités (en tant que consultante indépendante et blogueuse) et celles de la société dans laquelle je travaille, XWiki, (où je suis responsable marketing et communication), et faire de la veille sur mes centres d’intérêt (médias sociaux, identité numérique, entreprise 2.0, infos geek…).

4. Qu’est-ce que le fait de tweeter t’apporte ? Qu’est-ce que cela a changé dans ton organisation ? Dans ta vie de tous les jours ? Dans ton travail ?

Twitter m’apporte beaucoup de choses : des échanges riches et sympathiques, de la notoriété, du trafic sur les sites que j’anime, des clients potentiels, du soutien, de l’aide, du réconfort, des réponses à mes questions, des pistes à explorer, des rencontres (d’abord virtuelles puis réelles…)…

Je suis plus « connectée » qu’avant (depuis mon ordinateur, depuis mon iPhone…) et je suis amenée à gérer plusieurs vies : online et offlne. Je reconnais d’ailleurs mon addiction à Twitter. C’est à la fois une bonne chose et une mauvaise chose.

5. Quel a été ton premier tweet ?

Je ne m’en souviens absolument pas ! Heureusement, FirstTweet est là ! 🙂 A priori, il s’agirait de : « I’m working on my Ph. D. Thesis! » Mais à considérer avec précaution, car je doute que le système d’archives de Twitter remonte aussi loin (2008). En tous cas surprise, car c’est de l’anglais. Et surtout, ça ne me rappelle pas que des moments faciles.

6. Quel sera ton dernier tweet 😉 ?

Euh, difficile à dire. Peut-être : « A bientôt les amis » ?

7. Quel est ton meilleur souvenir sur Twitter (une rencontre, un événement, autre…) ?

Je n’ai pas un souvenir en particulier, si ce n’est peut-être les échanges que j’ai pu avoir avec mes followers quand j’ai commencé à live-tweeter les matchs de rugby (depuis, j’ai créé un compte dédié, que j’utilise surtout pour le tournoi des 6 nations et la coupe du monde). A l’époque, c’était vraiment nouveau. Les gens étaient à la fois surpris, séduits, amusés… surtout que je tweete avec coeur, si je puis dire. Mais globalement, ce que je retiens de Twitter, ce sont toutes les rencontres virtuelles avec les personnes qui me suivent ou que je suis. C’est un outil formidable !

8. Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à ceux qui démarrent ?

Le premier conseil (mais c’est plutôt une recommandation), je leur conseillerais d’être patient, de prendre le temps de découvrir Twitter et les usages possibles. En résumé, de ne pas se fier aux apparences. Le second conseil que je leur donnerais c’est de construire un réseau à leur image (en terme de personnalité, de secteurs d’activités…) et de ne pas vouloir trop mélanger les genres. Enfin, dernier conseil, donnez, donnez, et donnez encore. Toute la richesse de ce réseau repose sur le don : partage de liens, d’infos, d’astuces… voire d’émotions (mais ce n’est pas pour tout le monde). Créez (naturellement j’entends) une intimité avec votre réseau.

9. Comment vois-tu l’avenir de Twitter ?

Je crois que les marques vont de plus en plus s’en emparer et qu’il va progressivement devenir un outil important à utiliser pour son e-réputation et établir une proximité avec les consommateurs. Côté individus, il est fort possible que le grand public se mette à Twitter, mais les usages seront bien différents des nôtres, et surtout, cela prendra un peur de temps. Aujourd’hui, Twitter est surtout un outil de partage et de veille. Avec l’arrivée du grand public, on ira plus vers des usages en rapport avec les préoccupations des gens.

10. Préfères-tu Twitter ou Facebook ?

Je préfère Twitter.

11. Te considères-tu comme une twittos influente ?

Je dirais « non », mais comme on me dit que j’en suis une, je ne vais polémiquer.

12. Si tu devais choisir une personne qui ne te follow pas encore mais que tu adorerais avoir parmi tes followers, ce serait qui ?

A une époque, j’aurais dit @jeanlucr et @pressecitron, mais ils me suivent désormais. Aujourd’hui, je dirais @loic. Mais bon, ce n’est pas une fin en soi. Et s’il ne me suit pas, ce n’est pas grave du tout.

13. Question inverse, par qui tu ne souhaiterais surtout pas être followée ?

Personne en particulier. Je considère que tout le monde a le droit de me suivre.

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Interview Twitter : Christophe Ramel de Kriisiis.fr [Les Jeudis Twitter]

Cette semaine dans « Les jeudis twitter », nous lançons une série d’interviews de twittos (ou twitteurs, comme vous voulez) pour découvrir d’un peu plus prêt les us et coutumes des utilisateurs Twitter dit « influents ». Le premier est Christophe Ramel, blogueur sur kriisiis.fr, que je remercie pour sa participation à notre rubrique.

Kriisiis

1. Depuis combien de temps utilises-tu Twitter ?

Mon compte @Kriisiis a été créé le 8 Septembre 2008, cela fait donc 2 ans et demi. Cela faisait des mois que mon frère @Woodgate me poussait à m’inscrire (« Quoi, toujours pas ? Mais tu vas voir, c’est génial ! »), et j’ai fini par craquer. J’ai cependant commencé à m’appliquer mi-2009, à faire attention à ce que je disais, à soigner un peu la manière dont je tweetais, à personnaliser mon profil, etc.

2. Combien as-tu de followers ?

J’ai actuellement 13.000 followers, avec un peu plus de 1.000 nouveaux abonnés chaque mois. Mais je n’ai pas vraiment de mérite, car « plus on a d’abonnés, plus on a d’abonnés ». Lorsque des utilisateurs constatent que je suis plutôt bien suivi, ils se disent « c’est forcément pour une bonne raison » et décident de me suivre instinctivement ; ce qui ne serait peut-être pas le cas avec un profil à 100 followers.

3. Quelle(s) utilisation(s) fais-tu de Twitter ?

J’utilise Twitter de quatre manières différentes : tout d’abord, je relaye les articles intéressants que je croise lors de ma veille sur le web. Il s’agit principalement d’actualité, de conseils ou d’outils axés « web collaboratif ». Parallèlement, je passe en revue les tweets publiés par les quelques centaines de profils auxquels je suis abonné, qui traitent, eux, d’un peu de tout. Ensuite, je m’en sers pour discuter avec les autres internautes, que ce soit à
travers des réponses aux mentions ou des réactions aux tweets qui apparaissent dans ma timeline. Enfin, j’utilise Twitter dans ma veille, généralement sur des mots-clés spécifiques et globalement temporaires. Je ne parle ici que de mon utilisation « personnelle », car j’utilise également Twitter pour le compte de mes clients.

4. Qu’est-ce que le fait de tweeter t’apporte ? Qu’est-ce que cela a changé dans ton
organisation ? Dans ta vie de tous les jours ? Dans ton travail ?

Très honnêtement, je pense que Twitter a changé une petite partie de ma vie. Cet outil me permet désormais d’être en relation avec le reste du monde en temps-réel, de prendre connaissance en une journée d’informations que j’aurais probablement traitées en un mois auparavant. Je gagne beaucoup de temps dans ma veille, mais ce n’est pas tout ; j’ai rencontré un grand nombre d’utilisateurs formidables, certains d’entre eux sont devenus de vrais amis. Dans mon travail, Twitter me permet de rencontrer de nombreux professionnels et de rester en relation avec eux ; il m’a donc apporté sur tous les tableaux !

5. Quel a été ton premier tweet ?

Mon premier tweet était « @Kriisiis aimerait trouver une solution pour réparer son iPhone qu’il a destroy lors d’un super one shot » (je n’avais pas encore compris qu’on pouvait parler à la première personne sur Twitter…). Je ne me souviens plus exactement ce qui s’était passé ce jour là, mais je suppose que ce premier tweet n’a donc pas été publié via mon mobile… ! J’ai ensuite enchainé avec quelques centaines de banalités les mois suivants, avant de comprendre ce que pouvait m’apporter Twitter.

6. Quel sera ton dernier tweet ?

Je n’en ai pas la moindre idée, j’espère seulement que ce sera le plus tard possible ! Pour que la boucle soit bouclée, la logique voudrait que ce soit un truc du genre : « @Kriisiis a enfin trouvé une solution pour réparer son iPhone », mais on a déjà vu plus sexy… Pourquoi pas « Un million de followers, objectif atteint en un temps record, merci à toutes et à tous ! », on peut toujours rêver ! Mais avec 300.000 utilisateurs en France actuellement, ce n’est pas demain la veille…

7. Quel est ton meilleur souvenir sur Twitter (une rencontre, un événement, autre…) ?

Des bons souvenirs, j’en ai vraiment des tas. L’un d’entre eux m’a marqué, c’est le soir où j’ai passé la barre des 1.000 followers. Ça peut paraître idiot, mais très honnêtement je l’assume ; à cette époque très peu d’utilisateurs francophones avaient franchi cette barre symbolique, et même si ça ne veut pas dire que vous êtes spécialement intéressant, ou crédible, ça fait toujours plaisir. J’ai par la suite accordé moins d’importance aux paliers suivants, logiquement moins marquants.

8. Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à ceux qui démarrent ?

Avant toute chose, je dirais qu’il faut savoir pourquoi on s’inscrit à Twitter. Si on a un but (accentuer sa crédibilité ou maximiser sa visibilité, par exemple), alors accorder de l’importance aux bonnes pratiques est primordial (je propose des sélections de conseils sur mon blog Kriisiis.fr). Par contre, de nombreux internautes s’inscrivent pour le plaisir de discuter, de partager, dans quel cas il n’y a aucun conseil à donner : l’essentiel dans ce cas-là est de prendre plaisir à faire ce que l’on fait.

9. Comment vois-tu l’avenir de Twitter ?

Je pense que Twitter occupera une place sans cesse plus importante dans notre vie, mais que paradoxalement, nous n’en parlerons pas bien plus qu’aujourd’hui (la plateforme étant vraiment à la mode et surmédiatisée selon moi). Twitter aspire à retranscrire le pouls du monde, à nous accompagner naturellement dans notre vie de tous les jours mais égalementlors d’évènements importants, dans le monde entier. Décrire son environnement et communiquer avec sa sphère sociale à travers Twitter deviendra un réflexe naturel chez de plus en plus d’internautes.

10. Préfères-tu Twitter ou Facebook ?

Globalement, je commencerais pas dire que ces deux plateformes n’ont pas du tout le même but. Facebook me permet d’être constamment en relation avec ma famille et mes amis, de retrouver les photos de notre dernière rencontre, de suivre leur vie de tous les jours et de réagir à leurs commentaires, etc. Twitter me permet plutôt d’avoir un œil sur ce qui se passe dans le monde ; je partage alors avec énormément d’internautes mais ne connais pas personnellement une très grande majorité d’entre eux. Je dirais donc que je ne préfère ni l’un ni l’autre, mais que perdre l’une de ces deux plateformes me gênerait certainement, car leur utilité est certaine à mes yeux.

11. Te considères-tu comme un twittos influent ?

Je ne suis pas sûr qu’il y ait vraiment des twittos influents en France. Je veux bien croire que des profils suivis par plusieurs centaines de milliers ou plusieurs millions de personnes aux Etats-Unis puissent générer une tendance, mais en France, les plus gros comptes n’ont que quelques dizaines de milliers d’abonnés, ce qui est absolument ridicule rapporté à la population totale, ou ne serait-ce qu’au nombre d’internautes francophones. Par contre, je pense sincèrement que certains utilisateurs sont influents dans des niches : ils n’ont que quelques milliers d’abonnés, mais jouissent d’une crédibilité exceptionnelle dans leur domaine, et peuvent le bousculer avec de simples tweets : c’est loin d’être mon cas.

12. Si tu devais choisir une personne qui ne te suit pas encore mais que tu adorerais avoir
parmi tes followers, ce serait qui ?

Avant toute chose, je tiens à préciser que j’ai la chance d’être suivi par la majorité des twittos que j’apprécie le plus. C’est très appréciable ! Pour répondre à la question, je pense que ce serait @Loic. Loic Le Meur est une référence du web, et surtout, connue et reconnue à l’échelle mondiale ; il est l’un des seuls francophones a avoir entreprit et réussi dans le web outre-Atlantique. Je trouve qu’il se désintéresse trop de ce qui se passe en France, et c’est dommage, car certains projets valent vraiment le coup. Des fois j’aurais envie de lui dire « Heho, regarde par ici ! Il se passe aussi des trucs en France ! ». J’aimerais donc beaucoup le compter parmi mes followers.

13. Question inverse, par qui ne souhaiterais-tu surtout pas être suivi ?

Je ne préfère pas donner de noms, mais très sincèrement, certains utilisateurs me font peur. J’ai tendance à fuir les clashs comme la peste, et je sais que certains twittos en ont fait leur spécialité. Ils sont capables d’insulter, de blesser, d’agresser des individus, souvent gratuitement, et ça peut même aller très loin. Je suis incapable de comprendre les motivations de ces gens là, je suppose que ça me dépasse ; toujours est-il que je croise les doigts pour qu’ils ne me suivent pas !

La suite, la semaine prochaine pour de nouvelles interviews…

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« E-Réputation, Stratégies d’influence sur Internet » – le livre !

« Internet est devenu le lieu par excellence de la fabrication de l’opinion publique. Politiques, entreprises, acteurs de la société civile et particuliers s’y pressent pour faire valoir leurs positions. »

Edouard Fillias et Alexandre Villeneuve ont co-écrit un ouvrage sur l’e-réputation et les stratégies d’influence sur Internet.

J’avais envie d’en savoir plus, je les ai interviewé. Merci à eux pour leurs réponses !

1. Bonjour Alexandre, Edouard, vous venez de sortir un livre : « E-Réputation – Stratégies d’influence sur Internet ». Comment vous est venue l’idée de cet ouvrage ?

Très rapidement, nous avons pris conscience de la nouveauté des concepts que nous brassions pour nos clients. Dès lors l’idée est venue d’en faire une synthèse dans un livre. Mais évidemment comme toujours le temps nous a manqué et il a fallu 3 ans pour que cela murisse et qu’on se motive à l’écrire. Entre-temps, nous commencions à nous défouler sur notre blog e-reputation.org.

2. L’e-réputation a été l’un des buzzword 2010, mais ce concept n’est-il finalement pas un peu galvaudé ?

Cela fait quelque temps que l’on parle d’E-Réputation http://goo.gl/42TTZ, notre blog date de 2008 tout de même. Cependant, il est vrai que le terme E-Réputation peut définir de nombreux concepts, l’un des objectifs de notre livre est justement de donner un cadre de discussion.

3. En quoi l’e-réputation est-elle importante pour monsieur et madame tout le monde ?

L’E-Réputation concerne aujourd’hui tout le monde. Evidemment les enjeux ne sont pas de la même importance pour tous. Certains doivent juste vérifier qu’aucune photo compromettante ne traine sur Facebook, d’autres vont aller plus loin en développant de vraies stratégies de marque personnelle (ou Personal Branding) avec blog, réseautage Viadeo/Linkedin/Facebook…

4. Que trouve-t-on dans votre ouvrage ? Que va-t-on y apprendre de plus que ce que nous pouvons obtenir sur les nombreux blogs dédiés à l’e-réputation ?

Si vous êtes bon veilleur et que vous avez « tout vu, tout lu » sur ce sujet, vous découvrirez sans doute peu d’informations. Mais le format livre a l’avantage de synthétiser et d’organiser l’information en dehors du flux, une prise de distance salvatrice dans l’ère du « temps réel ».

5. Je suis une marque et je veux me faire une idée de mon e-réputation. Par quoi dois-je commencer ?

Encore aujourd’hui, le moteur de recherche est la principale porte d’entrée sur une marque. Dès lors, il suffit de vérifier les résultats des moteurs de recherche à sa (ou ses) marque(s) et de détecter les avis qui peuvent porter atteinte à sa réputation. Après, lorsqu’un internaute souhaite avoir un avis sur une marque, il ira souvent chercher plus loin et tapera dans Google « marque + avis » ou « marque + forum ». Ces premiers résultats doivent être sérieusement analysés, et il n’est pas rare que les marques ne se reconnaissent pas, l’insatisfaction étant souvent plus visible que le contentement.

6. Question similaire, mais cette fois pour un cadre ou un jeune diplômé à la recherche d’un emploi. Pourquoi faut-il que je m’intéresse à ma e-réputation ?

Aujourd’hui, dans de nombreux secteurs les employeurs ne se contentent pas d’un CV et d’un entretien pour recruter. Ils vont directement « Googler » les demandeurs d’emplois pour confirmer ou infirmer leurs idées sur une personne. Un commentaire politique sur un site de presse, une photo sur Facebook… de nombreuses petites choses parfois anodines peuvent faire pencher la balance du mauvais côté.
A l’inverse, Internet est aussi un très bon moyen de maintenir ou développer son réseau professionnel, la recommandation restant de tout temps la meilleure voie pour la recherche d’emploi.
Pour ceux, qui veulent aller plus loin, Internet est aussi un moyen de démontrer son expertise (et sa passion) avec un blog par exemple.

7. Je suis un homme politique. Quels seraient vos trois principaux conseils pour défendre ma e-réputation ?

D’abord, soyez sincère : montrez-vous tel que vous êtes et n’essayez pas, sous prétexte qu’il s’agit du web, de vous « jeuniser » excessivement
Ensuite, donnez des preuves de vos paroles. Engagez-vous : montrez que derrière vos engagements, il y a une réflexion, des écrits, des rencontres…
Enfin, tentez d’associer, le plus possible, les internautes à vos questionnements. Fédérer est la clef du succès politique, sur Internet aussi.

8. Si mon e-réputation s’avère être positive, dois-je tout de même agir ? Et si oui, que dois-je faire ?

Une e-réputation totalement positive c’est en réalité plutôt inquiétant. En effet, c’est d’une certaine manière un indicateur d’un manque de notoriété, être populaire entraîne obligatoirement des détracteurs ou des déceptions.
Pour une marque l’objectif est alors d’obtenir un ratio prescripteurs/détracteurs positif pour que la confiance globale ne soit pas rompue.

9. Si Google n’existait pas, parlerions-nous autant d’e-réputation ?

Google est (surtout en France avec 90% de PDM) la porte d’entrée principale de l’E-Réputation. Néanmoins, alors que les moteurs datent de la fin des années 2000, le terme E-Réputation est réellement apparu en 2008. C’est bien plutôt l’avènement du web participatif qui est à l’origine de ce concept d’e-réputation.

10. En quoi les médias sociaux ont-ils impacté la e-réputation des marques ?

Le web participatif est une réalité concrète, les internautes discutent des marques sur les media sociaux (Facebook, Forum…). Toute marque se voit obliger de rentrer dans le flux de la discussion à la fois pour répondre aux détracteurs, mais plus souvent pour établir des relations privilégiées avec ses communautés. Un métier nouveau est même né, le « community manager ».

11. Pour finir, pouvez-vous donner 3 arguments qui vont nous convaincre d’acheter votre ouvrage ?

C’est le premier livre « tout-en-un » sur le sujet (veille, community management, buzz, Droit…). Pour autant, cela reste un manuel pratique. Il a aussi l’avantage d’être écrit à deux, avec des profils complémentaires, ce qui lui donne une teinte particulière.

Pouvez-vous également préciser vos parcours respectifs?

Edouard : Edouard Fillias, Directeur associé de l’agence Image & Stratégie. Je conseille entreprises et politiques pour leurs stratégies de veille et d’E-Réputation. Intervenant à HEC, j’ai été chargé de cours à l’IEP de Paris et à l’école des Hautes Etudes Internationales (HEI).
http://twitter.com/edouard_fillias

Alexandre : Consultant en visibilité dans les moteurs de recherche (SEO) et les réseaux sociaux. Je suis aussi président de l’association des référenceurs SEO Camp, qui organise notamment chaque année son « campus » (deux jours de conférences les 1-2 mars). Cette année nous recevrons d’ailleurs de nombreux intervenants, dont deux personnes de l’équipe « Qualité de recherche » de Google (basée en Irlande et rare en France).
http://twitter.com/referencement
Blog http://e-reputation.org // Site du livre http://livre.e-reputation.org

L’invité du vendredi soir : Jean-Philippe Pisanias pour l’Appzine !

J’ai remarqué un truc sur le blog Kinoa : la première question d’une interview commence toujours par « bonjour ». « Bonjour », répond invariablement la personne interrogée.

C’est un style. Une patte. Une marque de fabrique (© Kinoa). Vous ne trouverez jamais ce type d’accroches dans, je ne sais pas moi, « Le Monde ».

C’est pourquoi, en tant qu’invité spécial pour la durée de ce post, je commencerais mon auto-interview par cette rituelle entrée en matière.

Kinoa : Bonjour Jean-Philippe ! Peux-tu nous dire en quelques mots ce qui nous vaut l’honneur de ta présence ?

Jean-Philippe : Bonjour ! Je suis venu vous présenter le trailer de l’Appzine, le projet que je développe avec Stéphane et Emmanuel.

Kinoa : Appzine ? Qu’est-ce que c’est ?

Jean-Philippe : C’est l’application que vous attendiez pour profiter des promesses de votre iPad ! Articles, photos, vidéos : Appzine, c’est le premier indie magazine made in France qui devrait faire hurler de plaisir tout possesseur d’iPad.

Kinoa : Que recherchez-vous ?

Jean-Philippe : Des financements qui nous permettent de lancer le mag nouvelle génération qui va bousculer le storytelling à l’ère numérique. La preuve ? Voyez plutôt à quoi ça ressemble :

Interview de Jean-Nicolas Reyt, blogueur sur reyt.net

Après mes interviews de community managers (Isabelle Cambreleng de La Poste et Yaelle Teicher de la SNCF), voici  l’e-marketing sous une nouvelle perspective, celle du blogueur. Jean-Nicolas Reyt, chercheur et auteur du « Guide du Web Management » (Editions Dunod, 2009) a bien voulu répondre à mes questions sur le blogging et l’e-marketing en 2011.

Alexis : Bonjour Jean-Nicolas, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Jean-Nicolas : Bonjour ! Je suis un jeune chercheur universitaire français dans le domaine du management. Je travaille sur l’impact des nouvelles technologies sur l’entreprise. Je tiens un blog (http://reyt.net) qui s’intéresse particulièrement aux réseaux sociaux, à l’e-commerce et plus généralement aux problématiques internet de l’entreprise.

Alexis : Ton blog est actuellement en 2e position dans la liste des meilleurs blogs marketing sur Wikio. Quelle a été ta vision pour ce blog, s’inscrit-il dans une démarche de personal branding ?

Jean-Nicolas : Ce blog est né du constat que les entreprises manquent souvent d’éléments de décision pour piloter leur stratégie web. Dans chacun de mes articles, je cherche à apporter une information utile pour aider les entreprises à prendre des décisions dans ce sens.

Alexis : A quoi te sert ton blog, quels en sont les retours en terme de visibilité ? en terme de business ?

Jean-Nicolas : Les travaux de recherche que je mène se déroulent sur plusieurs années. Mon blog me permet de conserver un rythme quotidien dans la production de contenu, ce qui est important pour la motivation. Ce blog me permet par ailleurs d’être en contact avec de nombreuses entreprises qui m’exposent leurs problématiques. Dans le cadre de mes recherches, j’accompagne plusieurs entreprises rencontrées grâce à mon blog.

Alexis : Comment es-tu organisé, et de quelle manière gères-tu ton blog ? Quels outils utilises-tu pour ta veille, et ton activité de blogueur ?

Jean-Nicolas : Je travaille sur mes articles tous les matins. Pour ma veille, j’ai identifié une centaines de sources que je consulte une fois par semaine dans le cadre d’une collecte de données. J’utilise aussi activement Twitter en ce sens. Mis à part cela, je n’utilise aucun outil particulier.

Alexis : Quel regard portes-tu sur l’état de la blogosphère en France et plus particulièrement sur la blogosphère marketing ? Quels sont tes conseils pour percer dans ce milieu ?

Jean-Nicolas : Si l’on revient à la définition stricte du marketing, je dirais que 75% des blogs qui se définissent comme faisant partie de la catégorie « marketing » n’en font pas vraiment partie. Au-delà de ce débat, mon conseil principal est de se fixer un format d’article, un rythme, et de s’y tenir. Le succès vient à force d’efforts.

Alexis : Ce qui m’amène à la question inévitable : Quels sont tes blogs préférés ?

Jean-Nicolas : Je prends du plaisir à lire les blogs de Frédéric Cavazza et de Cédric Deniaud. Ce sont deux blogueurs que j’apprécie particulièrement de par leurs capacités analytiques.

Alexis : 2010 a été une année riche en changements dans le paysage du webmarketing. Quelles sont pour toi les évolutions majeures à venir pour 2011 ?

Jean-Nicolas : 2010 a été l’année de la structuration des réseaux sociaux. Facebook, Twitter et Linkedin ont mûri au point d’être des plateformes incontournables et (presque) indétronables. Twitter n’a pas été entamé par Google Buzz et Facebook a freiné la croissance de Foursquare en se lançant dans la géolocalisation. Maintenant que la maturation des réseaux sociaux leur donne plus de stabilité, il est question pour eux de consolider leur modèle économique, qui reste encore incertain.

Alexis : Quelles tendances as-tu pu observer en tant que chercheur en France dans le domaine du web ?

Jean-Nicolas : Je trouve que les entreprises françaises manquent souvent de proactivité dans leur utilisation des outils web. Elles sont nombreuses à suivre le mouvement de façon passive, une fois que les consommateurs ont majoritairement adopté un outil. Le problème, dès lors, est de transformer un outil purement communautaire en une plateforme marketing, sans brusquer les internautes.

Alexis : Quels conseils donnerais-tu aux petites et moyennes entreprises désirant lancer leur stratégie webmarketing en 2011 ?

Jean-Nicolas : Je leur donnerai deux conseils. Déjà, elles ne doivent se lancer sur les médias sociaux que si elles se donnent véritablement les moyens d’instaurer un dialogue avec la communauté. Rien n’est plus négatif qu’une marque qui délaisse sa page Facebook ou son compte Twitter. Ensuite, elles doivent confier l’animation de ces espaces à des collaborateurs ayant suffisamment de séniorité pour pouvoir s’exprimer au nom de l’entreprise et répondre aux potentielles questions pointues.

Alexis : Et pour finir, quelles sont tes projets à venir pour 2011 ?

Jean-Nicolas : J’ai énormément de projets pour 2011 ! L’un d’entre eux est de produire mes propres études pour les relayer sur mon blog. Affaire à suivre !

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