Catégorie : Interview

Mesurer l’efficacité du marketing digital – Laurent Flores

Le dernier ouvrage de Laurent Flores « Mesurer l’efficacité du marketing digital » va paraître d’ici quelques jours aux Editions Dunod.

Laurent s’est gentiment prêté au jeu des questions / réponses.

Stéphane : Bonjour Laurent ! Tu viens de publier un ouvrage sur le mesure de l’efficacité du marketing digital (Editions Dunod).  Qu’est-ce qui t’a motivé pour te lancer dans l’écriture d’un tel ouvrage ?

Laurent : Bonjour Stéphane ! La sortie du livre est prévue le 4 Juillet donc je suis ravi de partager quelques lignes avec toi ici. Avec des investissements Internet et digitaux qui ont largement dépassé 10 % du budget média des annonceurs, et qui ne cessent de progresser, mesurer le ROI du marketing digital devient une nécessité.

On ne peut plus « juste essayer » – je ne dis pas qu’il ne faut pas tenter, expérimenter, tester – mais surtout, il faut se donner les moyens de mesurer, à minima, si ce que l’on fait marche… et remplir les objectifs assignés aux actions. Le tout impose une discipline à l’ensemble des acteurs de la chaine de valeur marketing digital (aux annonceurs, agences, agences médias) pour parler un langage commun, définir des objectifs clairs et mesurables, et véritablement piloter la présence de la marque dans son écosystème digital.

Les enjeux sont considérables, et mesurer plutôt que, seulement, « compter », ne peut que renforcer le rôle stratégique du digital dans le marketing des marques. Après, d’un point de vue plus personnel, je suis certes passionné, mais l’écriture est une forme « d’aboutissement » pour partager un savoir faire, une philosophie, surtout 12 ans après la création de CRM Metrix… société que j’ai créée en 2000 et qui est un spécialiste du sujet….  une aventure humaine que l’on souhaite partager.

Stéphane : C’est quoi le marketing digital ?

Laurent : Le terme marketing digital est apparu récemment dans le monde des professionnels du marketing et de la communication. Il fait référence à la promotion de marques et produits auprès de consommateurs, grâce à l’utilisation de l’ensemble des médias et points de contact digitaux.

Même si le marketing digital a de nombreuses similitudes avec le marketing Internet, il va au-delà puisqu’il s’affranchit du seul point de contact Internet pour couvrir l’ensemble des médias dits digitaux, en incluant par exemple le mobile (sms ou application) ou la télévision connectée, comme canal de communication. L’expression « marketing digital » tente donc de regrouper l’ensemble des outils interactifs digitaux au service du marketeur pour promouvoir des produits et services, tout en cherchant à développer des relations plus directes et personnalisées avec les consommateurs.

Interactif par nature, centré sur le client, il impose véritablement un nouvel ordre, celui du marketing synchronisé, fait de push et de pull. Dans les années à venir, le marketing sera digital ou ne sera pas. Tout autant capable de vendre que de fidéliser, voire de « fanatiser » les relations clients, avec le marketing digital, les marketing du « bien » et du « lien » deviennent complémentaires et essentiels pour séduire et fidéliser des consommateurs de plus en plus « connectés » et aux usages médias de plus en plus fragmentés.

Stéphane : Pourquoi avoir choisi l’angle de la mesure de l’efficacité plutôt que celui de la mise en oeuvre d’une stratégie digitale par exemple ?

Laurent : La démarche de mesure est « plus rigoureuse » car elle impose à la stratégie une formulation d’objectifs clairs et « mesurables ». Trop souvent, en effet, je m’aperçois que les marques « font des choses » sans trop savoir au fond pourquoi, et surtout, pour quels objectifs. Quand on parle de mesure, c’est toujours et trop souvent à la fin que ça vient… Alors, les outils métriques et KPI quantitatifs, qui « comptent plus qu’ils ne mesurent vraiment », entrent en jeu mais c’est souvent trop tard car il faut penser le tout dès l’amont. Ceci a l’avantage de rendre la stratégie plus rigoureuse encore.

Au final, comme disent les anglo-saxons, « what can not be measured, CAN NOT be managed ». Marques et agences qui intègrent le tout très tôt gagnent plus que les autres en externe comme en interne… Donc, tout le monde y gagne !

Stéphane : Beaucoup d’entreprises, notamment en B2B, sont encore très en retard sur la mise en oeuvre d’une stratégie en marketing digital. Quels conseils donnerais-tu pour « digitaliser » sa marque ?

Laurent : La réponse est relativement simple, ces marques devraient d’abord se mettre face à leur réalité. Leurs clients et prospects passent plus de temps connectés que non connectés. Si ces marques veulent [ne serait-ce qu’] exister, elles doivent, avant tout, le faire de façon digitale et livrer leur « contenu » pour que prospects et clients se l’approprient. A elles de penser leurs stratégies de contenu, bien sûr, et à identifier les plateformes les plus à même de « liquéfier » et « lier » ce contenu. Plus elles commencent tôt, plus leur écosystème digital sera pertinent et visible.

Stéphane : Pour toi, quelles vont être les prochaines évolutions du marketing digital ?

Laurent : Techniquement, tout existe déjà à mon sens… C’est ce que j’évoque dans le livre, il faut maintenant « tout connecter » car le consommateur, le client, lui, est « hyperconnecté« .  Il relie déjà tout. A nous de connecter l’ensemble des plateformes. Pourquoi Google, Apple et tous les géants du net vont vers la TV connectée  ? C’est parce qu’ils maitrisent le « tuyau » de connexion, point de passage obligé des individus, la TV n’est qu’un nouveau type d’accès…  même chose pour Facebook, dont Google a la plus grosse trouille, car si les gens passent par Facebook avant Google pour se « connecter » c’est toute la chaine de valeur Google qui perd de sa valeur…

Donc, le marketing digital est, et sera, plus que jamais centré sur le client. Aux acteurs du net à s’organiser et à faciliter l’hyperconnectivité des clients. Puis, tout en découle, ils savent tout sur tout : le phénomène Big Data lié à l’hyperconnectivité qui génère des milliers de terra bytes de données peut servir/offrir au meilleur moment partout (le phénomène SOLOMO, Social, Local, Mobile).
Stéphane : Quels vont être les prochains défis du marketeur ?

Laurent : Le principal des défis est certes de PENSER CLIENT mais SURTOUT D’AGIR CLIENT. Passer par un décloisonnement des fonctions de l’entreprise – à commencer par celles de la fonction marketing/communication, les RP, la Pub, la promo, le Offline, le Online, ils ne doivent faire qu’un aux yeux des consommateurs. Il faut certes des spécialistes, mais à eux de s’accorder pour « SERVIR LEURS CHERS CLIENTS »… Bref, un retour aux sources, plus que jamais nécessaire au risque de devenir obsolète si les marketeurs ne le font pas.

Pour en savoir plus sur cet ouvrage et se le procurer : http://www.digitalmarketingmetrics.com/

A nouveau consommateur, nouveau marketing !

Un nouvel acteur a émergé dans l’univers de la consommation : le conso’battant. Pratiquant une consommation active, il recherche les informations qui lui permettront de prendre des décisions d’achat éclairées. Par son comportement, il est à l’origine de bien des changements récents dans le secteur de la distribution.

« A nouveaux consommateurs, nouveau marketing » est un livre collectif qui sera disponible d’ici quelques jours.

Il a pour ambition de faire mieux connaître qui sont ces consommateurs qui aspirent à « consommer mieux » et comment les marques peuvent-elle mettre en place un dialogue fructueux avec le conso’battant ?

Philippe Jourdan, François Laurent et Jean-Claude Pacitto ont coordonné cet ouvrage.

François Laurent a eu la gentillesse de répondre à ces quelques questions :

Avec la notion de consom’acteur, le consommateur est passé au statut d’acteur, conscient que ses choix de consommation pouvaient influencer plus ou moins le monde dans lequel il vit. Avec celui de « conso’battant », vous le faites passer au statut de combattant, n’y a t-il pas là un peu de surenchère ?

Après avoir été le reflet d’un certain militantisme, le consom’acteur s’est mué en un simple gadget publicitaire où l’on voulait faire croire à des clients un peu trop crédules qu’ils allaient redevenir maître de leur consommation simplement en pouvant choisir la couleur de la carrosserie de leur voiture, et éventuellement celle de la sellerie intérieure !

C’est pourquoi, quand Internet a permis aux consommateurs de récupérer une partie de leur pouvoir perdu et de dialoguer d’égal à égal avec les marques et les distributeurs, j’ai forgé l’expression d’Empowered Consumer.

Aujourd’hui, la crise est passée par là … ou plutôt elle atteint des niveaux de violence inégalés, parce que cela fait plus d’un ¼ de siècle qu’elle dure, cette crise ! Dès lors, l’Empowered Consumer lui aussi a radicalisé son comportement : c’est un peu une question de survie ; il est devenu Conso’battant.

Comparer le consom’acteur d’hier au Conso’battant d’aujourd’hui, c’est un peu comparer les Bisounours et les grèves de 1936 : on passe de l’image d’Epinal à un quotidien un peu plus rude, et ce ne sont pas les mots-valises des publicitaires qui résoudront la crise sociétale que nous traversons.

Avec Internet, le consommateur peut facilement comparer les prix et obtenir l’avis d’autres consommateurs. Cela l’aide à s’organiser dans ses choix. Mais au bout du compte, nous continuons tous à consommer des téléviseurs, des bagnoles et des fringues… Votre vision d’un nouveau consommateur intelligent n’est-elle pas un peu idyllique ?

Oui … et non ! Une société comme la nôtre ne change pas en quelques mois, d’autant que la mondialisation fige bien des réalités : beaucoup de prix sont faussés parce que n’intégrant pas le réel coût des transports (avec les catastrophes écologiques à la clef) ; les états ne peuvent lutter contre la spéculation parce que les véritables pouvoirs sont « ailleurs » – mais difficile de dire où.

Pourtant, quand certains citoyens commencent à renoncer à posséder une voiture pour libérer du pouvoir d’achat discrétionnaire (= échapper à de ruineuses dépenses contraintes), c’est toute l’industrie de l’automobile qui doit repenser son modèle.

Sans tomber dans la géopolitique sauvage, remarquons que le Conso’battant naît en même temps que le mouvement des « Indignés » : il n’est qu’une des multiples stratégies d’adaptation de consommateurs qui souffrent et se débattent.

« A nouveau consommateur, nouveau marketing », cela signifie t-il que nous devons uniquement changer de marketing mais que finalement les produits et services restent les mêmes ?

Si l’on considère que le marketing, c’est ce qui donne du sens aux produits et services, on ne peut changer de marketing sans changer ipso facto les produits et services.

So what ? Peut-être des produits dont l’obsolescence n’est plus programmée à leur conception, des produits évolutifs, ou adaptés à une économie circulaire. Bien sûr, une machine à laver restera une machine à laver … mais ce n’est pas la même chose, une machine à laver dans sa salle de bain, et une machine à laver dans la buanderie collective d’un immeuble intelligent.

Quel mal ya-t-il à souhaiter disposer d’un téléviseur à la maison ? Mais on peut imaginer autre chose qu’un appareil devenu obsolète au bout de deux ans parce que l’on est passé de la TH HD à la TV 3D : ou peut imaginer des systèmes de mise à jour.

La grande distribution a-t-elle un avenir ?

Dans son concept gigantisme + parking, son avenir risque de se réduire comme peau de chagrin, il suffit de voir la percée des hard discounters : mais Lidl, Franprix, ce n’est pas de la grande distribution, organisée autrement ?

Ce qui est clair, c’est que de plus en plus de gens se détournent des hypermarchés simplement « parce qu’il y a trop de choses, on est trop tenté » : contrairement au proverbe, abondance de biens peut fortement nuire ! Cela veut dire quoi ? Que la distribution des produits est à réinventer, avec une part grandissante du commerce en ligne … mais aussi la fin de la possession de certains produits : la musique aujourd’hui s’écoute en streaming, elle ne s’achète plus à la Fnac ou chez Carrefour.

La crise actuelle ne va pas forcément contribuer à la réconciliation « marques – conso’battant », comment les marques doivent-elles agir ?

En arrêtant de prendre les consommateurs comme des portefeuilles un peu attardés ! Quand je vois des marques payer – cher – pour ajouter sur leurs publicités « élu produit de l’année », ça me fait rire : tout le monde sait que ce genre de gadget ne rime plus à rien. Bien sûr, ça peut dynamiser les ventes à court terme … mais on construit plus une marque là-dessus. Il faut que les marques s’engagent dans un dialogue durable et responsable avec leurs clients. A la limite, la période actuelles est on ne peut plus favorable pour les marques qui sauront s’adresser au Conso’battant : elles pourront prendre une sacrée avance sur leurs compétiteurs !

Encore trois mots pour nous donner aux conso’battants l’envie irrésistible d’acheter votre ouvrage ?

Ce n’est vraiment pas le moment de rater la révolution qui avance !

Interview Twitter de Gilles Klein [Les Jeudis Twitter]

Pour la nouvelle édition des jeudis Twitter, j’ai l’immense plaisir d’accueillir Gilles Klein, un des journalistes les plus actifs de la twittosphère française. Anciennement chez Libération, Elle et Economie matin, Gilles Klein est depuis journaliste à Arrêt sur images. C’est aussi un féru d’Internet qu’il a découvert en 1993 (selon sa page Wikipédia). Vous pouvez d’ailleurs aussi le retrouver sur son blog intitulé Le Phare.

Gilles Klein

1. Depuis combien de temps utilisez-vous Twitter ?

Mai 2007

2. Combien avez-vous de followers ?

9 200

3. Quelle(s) utilisation(s) faites-vous de Twitter ?

Je cite des infos avec liens vers des articles d’actualité qui m’ont frappé dans la presse française et étrangère.

4. Qu’est-ce que le fait de tweeter vous apporte ? Qu’est-ce que cela a changé dans votre organisation ? Dans votre vie de tous les jours ? Dans votre travail ?

Cela me permet de signaler des sujets que j’ai repéré mais que je n’ai généralement pas le temps de traiter dans mes articles, et cela humanise la solitude face aux écrans. je vois peu de monde physiquement.

5. Quel a été votre premier tweet ?

Je ne m’en souviens pas.

6. Quel sera votre dernier tweet 😉 ?

Le titulaire de ce compte continuera à vous suivre silencieusement d’en haut.

7. Quel est votre meilleur souvenir sur twitter (une rencontre, un événement, autre…) ?

Des contacts avec des internautes chaleureux rencontrés via Twitter y compris à l’autre bout du monde.

8. Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à ceux qui démarrent ?

Ne pas s’inquiéter du nombre de followers, il faut mieux une petite communauté conviviale et motivée, de même éviter de suivre trop de monde, du coup on est noyé et on ne suit plus rien.

9. Comment voyez-vous l’avenir de Twitter ?

Fragile et éphémère comme tout ce qui touche à Internet. Voir la chute de MySpace face à Facebook. Entre les modes, et les nouveaux services qui répondent mieux aux nouveaux besoins du moment, la pérennité est loin d’être assurée.

10. Préférez-vous Twitter ou Facebook ?

Je prèfère Twitter plus vivant, plus concis que Facebook envahissant noyé sous le futile.

11. Vous considérez-vous comme un twittos influent ?

Je n’aime pas le mot Twittos je préfère les pastilles à la menthe Mentos, j’aime mieux le mot Twitteur. Influent ? Vous avez dit influent ? Lu parfois, ReTweeté etc.. oui. Mais influent sur quoi, sur qui ? Je ne vois pas comment. Je tweete simplement 7 jours sur 7 mes étonnements face au monde qui m’entoure avec mes trois écrans comme un gardien de phare qui regarde passer des bateaux et les signale, ou comme une vache qui fait meuh en voyant passer un train.

12. Si vous deviez choisir une personne qui ne vous suit pas encore mais que vous adoreriez avoir parmi vos followers, ce serait qui ?

Le compositeur Haendel dont les opéras et les oratorios accompagnent mes journées, comme Twitter.

13. Question inverse, par qui ne souhaiteriez-vous surtout pas être suivi ?

Par l’ombre de mes remords.

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Interview Twitter : Fadhila Brahimi de blogpersonalbranding.com [Les Jeudis Twitter]

Cette semaine, nous accueillons une autre blogueuse aux jeudis Twitter et pas n’importe laquelle. Fadhila Brahimi, la spécialiste du Personal Branding nous fait l’honneur de répondre à nos questions sur son utilisation de Twitter. Et comme d’habitude, c’est un vrai plaisir de discuter avec elle…

Pour tout connaître du personal branding et des stratégies de présence sur le web, vous pouvez consulter son blog, et la suivre sur Twitter.

Fadhila Brahimi

1. Depuis combien de temps utilises-tu Twitter ?

Bientôt 4 ans; 7 Mai 2007:-) Au 30 mars 2011, j’ai, 3 ans, 10 mois et 23 jours de vie sur Twitter !

2. Combien as-tu de followers ?

Au 30 mars 2011 : 8 572

3. Quelle(s) utilisation(s) fais-tu de Twitter ?

  • Veille (partage et écoute)
  • Conversation (échange sur une thématique ou discussion amicale spontanée)
  • Live Tweet d’événements
  • Coup de coeur, coup de pouce, coup de pub
  • Mise en relation (networking, co-working)

4. Qu’est-ce que le fait de tweeter t’apporte ? Qu’est-ce que cela a changé dans ton organisation ? Dans ta vie de tous les jours ? Dans ton travail ?

Twitter est un baromètre qui me permet de recenser des avis différents, des argumentaires spontanés sur une actualité, de l’information brute.
Il me permet de rester en lien avec mon réseau, de rencontrer des professionnels de différents horizons sectoriels et géographiques sur une thématique commune voire de découvrir des sujets qui ne sont pas intégrés naturellement dans ma veille (sérendipité).
Il enrichit ma réflexion et alimente ma soif de découvrir et d’apprendre; c’est essentiel de se remettre en question en tant que consultant. Twitter est un allié de mon blog et de toutes mes présences en ligne car c’est une source d’audience importante après la recherche classique. Il est certain que twitter c’est aussi du temps (pour préparer ses messages de partage de veille mais aussi pour interagir en temps réel), de l’organisation (suivre les hahstags , les discussions pertinentes, faire de la curation,etc) et de l’attention (prendre des nouvelles de son réseau) .
Twitter m’accompagne quasiment dans toutes mes activités personnelles, professionnelles et sociales publiques.

5. Quel a été ton premier tweet ?

Aucune idée , ça ne devait pas être très pertinent. En 2007, c’était principalement du Tchat.

6. Quel sera ton dernier tweet 😉 ?

… ailleurs pour de nouvelles aventures 😉

7. Quel est ton meilleur souvenir sur twitter (une rencontre, un événement, autre…) ?

oulala c’est difficile. Peut être la nuit de la mort de Michael Jackson. Car pour la 1ère fois, ma Time Line était uniquement alimentée par des tweets dans toutes les langues qui disaient #RIP #MJ agrémentés de liens vers des clips-souvenirs. Twitter a flanché , Facebook a vacillé…. j’ai cru sentir pour la première fois ce que signifiait « le cerveau global » ou « conscience collective ». Nous étions en Tiny Chat au même moment et nous commentions tout ce qui se passait sur le Web et les réseaux sociaux ; c’était impressionnant.

8. Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à ceux qui démarrent ?

D’accepter de ne pas tout comprendre. Il faut aborder Twitter comme un programme non-pré-défini. C’est là que repose le challenge de twitter: c’est à vous de construire le type de présence que vous souhaitez. Dans le même principe, accepter que le principe de « bio-dégradable » de twitter : un profil vit avec vous, votre environnement et votre actualité. Pour commencer, prenez soin de remplir votre profil (bio, avatar,url) et de vous connecter avec des personnes que vous connaissez. Faites attention aux solutions automatiques (n’en abusez pas au point de parler comme un robot), aux services qui envoient directement des messages privés à vos contacts,etc. Et puis suivez les deux videos en ligne et les prenez des infos sur les 2 eBooks en ligne. Ils sont gratuits 😉

http://www.blogpersonalbranding.com/paroles-et-images/tuto-video/twitter-pour-les-nuls/

http://www.blogpersonalbranding.com/guides-ressources/ebook/

9. Comment vois-tu l’avenir de Twitter ?

A mon sens, twitter c’est avant tout une révolution dans l’information et la communication : il a facilité la création d’un nouveau language, une nouvelle dialectique (conversation spontanée ouverte) et a redistribué les cartes médias.

Son avenir verra peut être l’intégration de fonctionnalités actuellement développées par des services externes et/ou son intégration naturelle sur les différentes plates-formes et les événements.

10. Préfères-tu Twitter ou Facebook ?

De loin twitter. Mais ils ne sont pas comparables. Pour moi, il s’agit de deux univers différents.

11. Te considères-tu comme une twittos influente ?

Comme quelqu’un qui prend part à un moment donné sur une thématique donnée à une dynamique d’influence. L’influence est à mon sens circonstancielle et réflexible (elle ne vit que par l’interaction).

12. Si tu devais choisir une personne qui ne te suit pas encore mais que tu adorerais avoir parmi tes followers, ce serait qui ?

Personne.

13. Question inverse, par qui ne souhaiterais-tu surtout pas être suivie ?

Personne.

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Interview Twitter : Isabelle Mathieu d’emarketinglicious.fr [Les Jeudis Twitter]

Cette semaine, nous recevons la blogueuse et consultante e-marketing Isabelle Mathieu d’emarketinglicious.fr pour une nouvelle interview Twitter. Isabelle est particulièrement active sur Twitter et sur Facebook, où elle répond volontiers (et rapidement) à toutes les questions de webmarketing et de manière toujours enjouée et sympathique. C’est donc pour cette raison que je l’avais sollicitée en premier pour les interviews Twitter et qu’elle a bien voulu répondre à mes questions.

Isabelle Mathieu

1. Depuis combien de temps utilises-tu Twitter ?

J’ai commencé à utiliser Twitter le 27 février 2010 soit un peu plus d’un an. Un vrai coup de foudre dont je ne me suis toujours pas remise aujourd’hui d’ailleurs 😉

2. Combien as-tu de followers ?

Presque 8 000. Principalement des utilisateurs français. Je twitte en anglais et en français. Une petite partie des personnes qui me suivent est anglophone.

3. Quelle(s) utilisation(s) fais-tu de Twitter ?

Essentiellement professionnelle. Même s’il m’arrive de me connecter avec des personnes qui sont éloignées de mon même secteur d’activité mais avec lesquelles je partage d’autres centres d’intérêts.

J’utilise Twitter pour quatre types d’activités : le partage d’informations, la veille, la promotion de mon activité professionnelle, la formation de clients à son utilisation dans un cadre marketing.

4. Qu’est-ce que le fait de tweeter t’apporte ? Qu’est-ce que cela a changé dans ton organisation ? Dans ta vie de tous les jours ? Dans ton travail ?

Sur le plan personnel, j’aime la simplicité des relations que tu établis avec les autres membres ainsi que la dimension « temps réel ».
Sur le plan professionnel, Twitter a nécessité que j’ouvre des plages horaires pendant lesquelles je suis disponible sur le réseau. J’ai donc dû ré-organiser mon activité pro afin d’optimiser ma gestion du temps.

5. Quel a été ton premier tweet ?

Bonne question. A laquelle je ne pourrai pas répondre dans la mesure où les services que j’ai utilisés pour obtenir cette information ne sont pas à 100% opérationnels.

6. Quel sera ton dernier tweet 😉 ?

Si cela ne tenait qu’à moi, il n’y en aurait pas 😉

7. Quel est ton meilleur souvenir sur twitter (une rencontre, un événement, autre…) ?

Un échange avec un célèbre blogueur pro étranger 😉

8. Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à ceux qui démarrent ?

J’ai d’abord envie de les rassurer. Twitter peut faire peur en raison de son aspect en peu plus technique comparé à d’autres réseaux sociaux. Alors que cet apprentissage minimum est vite compensé par les nombreux avantages qu’il procure.
Je leur conseillerai dans un 1er temps d’observer et d’écouter. Puis de comprendre que les réseaux sociaux demandent un état d’esprit différent de celui correspondant à la promotion directe d’une activité professionnelle. Enfin, un plan d’action est nécessaire avec au minimum la définition des objectifs, l’élaboration d’une méthodologie et la mesure des résultats.

9. Comment vois-tu l’avenir de Twitter ?

Difficile aujourd’hui d’obtenir des statistiques précises sur le nombre de particuliers, d’organisations et d’entreprises qui utilisent Twitter en France. Mais je pense que plus Twitter séduira les particuliers, plus les entreprises B2C devront investir ce réseau social. Aux USA, même si les grandes entreprises sont déjà bien présentes sur Twitter, les PME s’y mettent aussi et élaborent de véritables opérations marketing sur ce média.

10. Préfères-tu Twitter ou Facebook ?

Les usages sont très différents. Je ne peux me passer ni de l’un ni de l’autre. Mais j’ai une légère préférence pour Facebook en raison du Profil que tu peux utiliser pour ta vie privée.

11. Te considères-tu comme un twittos influent ?

En toute franchise non. Et je vis vraiment bien avec : le fait de ne jamais me prendre au sérieux dans la vie m’aide merveilleusement à passer le cap de ces questions « existentielles » lol

Les gens ont souvent tendance à croire que l’influence sur Twitter se mesure au nombre de tes followers. Alors qu’il s’agit d’un mélange plus subtil entre la taille et la qualité de tes followers ainsi que la résonance de ton compte sur le réseau.

12. Si tu devais choisir un personne qui ne te follow pas encore mais que tu adorerais avoir parmi tes followers, ce serait qui ?

Les personnes qui m’inspirent vraiment dans la vie ne sont pas des marketeurs bien que j’ai beaucoup d’admiration pour certains d’entre eux. Donc je dirais le Dalaï-Lama même si j’avoue que je n’ai pas encore essayé de le follower puisque j’ai une utilisation de Twitter principalement professionnelle.

13. Question inverse, par qui tu ne souhaiterais surtout pas être followée ?

Les spammeurs ainsi que les personnes qui aiment la provocation ou qui savent pas ce qu’est la netiquette sur Twitter.

Merci Alexis pour cette interview qui est une initiative très sympa :-)

 

 

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