Archives mensuelles : juin 2012

6 façons d’intégrer les médias sociaux dans ses événements

L’usage des médias sociaux se généralise, si vous lisez ce blog vous avez très certainement dû vous en rendre compte ! Alors comment intégrer Twitter, Facebook et les autres réseaux sociaux dans la réalisation de ses événements ? Autrement dit, comment lier le online avec le offline ?

Des réponses dans l’article ci-dessous :)

Créez un espace web dédié à votre événement

En mettant en place un lieu unique sur le web où seront réunis toutes les infos web relatives à votre événement, vous facilitez la démarche aux participants. Mettez en évidence le hashtag choisi pour l’occasion et indiquez les comptes Twitter, Facebook, chaîne Youtube & co…

Une fois votre espace créé, il ne reste plus qu’à rediriger les internautes vers cette page. Et pour être encore plus efficace, vous pouvez l’inclure dès le processus d’inscription à l’événement. Plus la promotion commence tôt, plus on augmente les chances de viralité !

On adore les hashtags, pas vous ?

Chaque événement doit avoir son propre hashtag en concordance avec les bonnes pratiques Twitter. A savoir : le hashtag doit être unique, il doit correctement décrire la petite sauterie que vous mettez en place et doit surtout être court (moins de 10 caractères). Si vous avez beaucoup de conférences abordant différents thèmes, vous pouvez aussi créer un hashtag spécifique pour chacun d’entre eux.

Mais attention ! Trouver son hashtag ne constitue que la moitié du travail ! Il vous faudra ensuite rappeler l’existence de ces hashtags à votre public pour qu’il s’en serve :). De quelle manière ? Utilisez tous les moyens qu’ils soient online ou même offline : petit rappel à chaque début de conférence par l’intervenant, rajoutez-le sur vos affiches, voire même sur les supports de présentation.

Mettez en évidence les discussions

Les campagnes de médias sociaux les plus réussies sont celles qui ont su correctement mixer le online avec ce qu’il se passe en offline. En dressant un vrai mur retranscrivant les conversations ayant lieu sur Twitter, vous donnerez envie à vos participants de prendre part, eux aussi, à la conversation qui s’affiche.

Si vous organisez un plus petit événement, vous pouvez accueillir vos participants via votre mur avec un petit Twelcome suivi du pseudo et, bien évidemment, du fameux hashtag. Lorsque les participants verront leur nom sur l’écran, il y a fort à parier qu’ils rentreront plus facilement dans la conversation sur Twitter.

Il existe plusieurs plateformes qui vous aideront à mettre en place cette opération, de Tweetwally en passant par Visible Tweets (très belle interface) ou Balloonup, vous trouverez votre bonheur selon ce que vous cherchez à réaliser.

Modérez et partagez vos contenus

Les événements phares peuvent générer des milliers, voire des centaines de milliers, de contenus digitaux. Il existe des outils qui facilitent le rassemblement et surtout l’organisation de tout ces contenus. Assurez-vous de diffuser ces billets, vidéos, photo & co via tous vos autres réseaux sociaux et, puisqu’on en parlait à l’instant, sur votre espace web dédié !

Surprenez vos participants en surfant sur la vague rétro !

Avec autant d’attention tournée vers les conversations digitales, remonter un peu dans le temps peut vraiment vous faire sortir du lot. Imaginez que vous preniez le meilleur de vos contenus digitaux et que vous les mettiez dans un journal, oui, j’ai bien dit un journal (old school style). C’est exactement ce qu’a fait Mashable, cette année, au South by Southwest avec son Mashable Times, et, au vu des réactions, c’était plutôt une bonne idée !

Et si vous dessiniez ?

Prendre son crayon pour illustrer les temps forts d’en événement devient une tendance lourde. Samsung a, par exemple, fait appel à des artistes pour caricaturer son nouveau smartphone. Rappelez-vous que nombre de personnes sont plutôt de type »mémoire visuelle », et ce genre d’animation pourrait être la parfaite illustration pour eux !

Il existe encore bien d’autres pistes à exploiter. Et vous, quelle est l’intégration digitale qui vous a le plus surpris(e) dans un événement  ?

Inspiré de l’article Mashable

 

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Mesurer l’efficacité du marketing digital – Laurent Flores

Le dernier ouvrage de Laurent Flores « Mesurer l’efficacité du marketing digital » va paraître d’ici quelques jours aux Editions Dunod.

Laurent s’est gentiment prêté au jeu des questions / réponses.

Stéphane : Bonjour Laurent ! Tu viens de publier un ouvrage sur le mesure de l’efficacité du marketing digital (Editions Dunod).  Qu’est-ce qui t’a motivé pour te lancer dans l’écriture d’un tel ouvrage ?

Laurent : Bonjour Stéphane ! La sortie du livre est prévue le 4 Juillet donc je suis ravi de partager quelques lignes avec toi ici. Avec des investissements Internet et digitaux qui ont largement dépassé 10 % du budget média des annonceurs, et qui ne cessent de progresser, mesurer le ROI du marketing digital devient une nécessité.

On ne peut plus « juste essayer » – je ne dis pas qu’il ne faut pas tenter, expérimenter, tester – mais surtout, il faut se donner les moyens de mesurer, à minima, si ce que l’on fait marche… et remplir les objectifs assignés aux actions. Le tout impose une discipline à l’ensemble des acteurs de la chaine de valeur marketing digital (aux annonceurs, agences, agences médias) pour parler un langage commun, définir des objectifs clairs et mesurables, et véritablement piloter la présence de la marque dans son écosystème digital.

Les enjeux sont considérables, et mesurer plutôt que, seulement, « compter », ne peut que renforcer le rôle stratégique du digital dans le marketing des marques. Après, d’un point de vue plus personnel, je suis certes passionné, mais l’écriture est une forme « d’aboutissement » pour partager un savoir faire, une philosophie, surtout 12 ans après la création de CRM Metrix… société que j’ai créée en 2000 et qui est un spécialiste du sujet….  une aventure humaine que l’on souhaite partager.

Stéphane : C’est quoi le marketing digital ?

Laurent : Le terme marketing digital est apparu récemment dans le monde des professionnels du marketing et de la communication. Il fait référence à la promotion de marques et produits auprès de consommateurs, grâce à l’utilisation de l’ensemble des médias et points de contact digitaux.

Même si le marketing digital a de nombreuses similitudes avec le marketing Internet, il va au-delà puisqu’il s’affranchit du seul point de contact Internet pour couvrir l’ensemble des médias dits digitaux, en incluant par exemple le mobile (sms ou application) ou la télévision connectée, comme canal de communication. L’expression « marketing digital » tente donc de regrouper l’ensemble des outils interactifs digitaux au service du marketeur pour promouvoir des produits et services, tout en cherchant à développer des relations plus directes et personnalisées avec les consommateurs.

Interactif par nature, centré sur le client, il impose véritablement un nouvel ordre, celui du marketing synchronisé, fait de push et de pull. Dans les années à venir, le marketing sera digital ou ne sera pas. Tout autant capable de vendre que de fidéliser, voire de « fanatiser » les relations clients, avec le marketing digital, les marketing du « bien » et du « lien » deviennent complémentaires et essentiels pour séduire et fidéliser des consommateurs de plus en plus « connectés » et aux usages médias de plus en plus fragmentés.

Stéphane : Pourquoi avoir choisi l’angle de la mesure de l’efficacité plutôt que celui de la mise en oeuvre d’une stratégie digitale par exemple ?

Laurent : La démarche de mesure est « plus rigoureuse » car elle impose à la stratégie une formulation d’objectifs clairs et « mesurables ». Trop souvent, en effet, je m’aperçois que les marques « font des choses » sans trop savoir au fond pourquoi, et surtout, pour quels objectifs. Quand on parle de mesure, c’est toujours et trop souvent à la fin que ça vient… Alors, les outils métriques et KPI quantitatifs, qui « comptent plus qu’ils ne mesurent vraiment », entrent en jeu mais c’est souvent trop tard car il faut penser le tout dès l’amont. Ceci a l’avantage de rendre la stratégie plus rigoureuse encore.

Au final, comme disent les anglo-saxons, « what can not be measured, CAN NOT be managed ». Marques et agences qui intègrent le tout très tôt gagnent plus que les autres en externe comme en interne… Donc, tout le monde y gagne !

Stéphane : Beaucoup d’entreprises, notamment en B2B, sont encore très en retard sur la mise en oeuvre d’une stratégie en marketing digital. Quels conseils donnerais-tu pour « digitaliser » sa marque ?

Laurent : La réponse est relativement simple, ces marques devraient d’abord se mettre face à leur réalité. Leurs clients et prospects passent plus de temps connectés que non connectés. Si ces marques veulent [ne serait-ce qu’] exister, elles doivent, avant tout, le faire de façon digitale et livrer leur « contenu » pour que prospects et clients se l’approprient. A elles de penser leurs stratégies de contenu, bien sûr, et à identifier les plateformes les plus à même de « liquéfier » et « lier » ce contenu. Plus elles commencent tôt, plus leur écosystème digital sera pertinent et visible.

Stéphane : Pour toi, quelles vont être les prochaines évolutions du marketing digital ?

Laurent : Techniquement, tout existe déjà à mon sens… C’est ce que j’évoque dans le livre, il faut maintenant « tout connecter » car le consommateur, le client, lui, est « hyperconnecté« .  Il relie déjà tout. A nous de connecter l’ensemble des plateformes. Pourquoi Google, Apple et tous les géants du net vont vers la TV connectée  ? C’est parce qu’ils maitrisent le « tuyau » de connexion, point de passage obligé des individus, la TV n’est qu’un nouveau type d’accès…  même chose pour Facebook, dont Google a la plus grosse trouille, car si les gens passent par Facebook avant Google pour se « connecter » c’est toute la chaine de valeur Google qui perd de sa valeur…

Donc, le marketing digital est, et sera, plus que jamais centré sur le client. Aux acteurs du net à s’organiser et à faciliter l’hyperconnectivité des clients. Puis, tout en découle, ils savent tout sur tout : le phénomène Big Data lié à l’hyperconnectivité qui génère des milliers de terra bytes de données peut servir/offrir au meilleur moment partout (le phénomène SOLOMO, Social, Local, Mobile).
Stéphane : Quels vont être les prochains défis du marketeur ?

Laurent : Le principal des défis est certes de PENSER CLIENT mais SURTOUT D’AGIR CLIENT. Passer par un décloisonnement des fonctions de l’entreprise – à commencer par celles de la fonction marketing/communication, les RP, la Pub, la promo, le Offline, le Online, ils ne doivent faire qu’un aux yeux des consommateurs. Il faut certes des spécialistes, mais à eux de s’accorder pour « SERVIR LEURS CHERS CLIENTS »… Bref, un retour aux sources, plus que jamais nécessaire au risque de devenir obsolète si les marketeurs ne le font pas.

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