Archives mensuelles : août 2011

EdgeRank : Le guide complet sur l’algorithme Facebook

L’EdgeRank est l’un des algorithmes les plus importants en webmarketing. Malgré cela, très peu de gens en ont entendu parler et encore moins peuvent prétendre le comprendre.

EdgeRank, Le guide

EdgeRank est le nom de l’algorithme qu’utilise Facebook pour déterminer ce qui apparaît dans les fils d’actualité de ses utilisateurs. Le fil d’actualité est la «Killer App» de Facebook. Il existe une pléthore d’informations à disposition des utilisateurs de Facebook, et le fil représente l’ordre dans lequel celles-ci apparaissent.

Il détermine laquelle de vos connexions est pour vous la plus importante et apparaîtra donc le plus fréquemment, et quels types de publications seront plus visible que d’autres. Pour ceux qui cherchent à commercialiser un produit ou un service sur Facebook, il devient essentiel de comprendre comment cet algorithme fonctionne.

Comprendre les règles de l’algorithme vous permettra de changer vos tactiques et d’éviter l’échec embarrassant de vos campagnes marketing sur Facebook. Car malgré l’importance de l’EdgeRank, très peu d’articles ont jusqu’à présent été écrits à ce sujet .

Contrairement à beaucoup d’algorithmes qui changent et font évoluer le marketing sur internet, l’EdgeRank n’est pas des plus sophistiqués. Toutefois, sa relative simplicité ne doit pas vous faire sous-estimer l’influence que des connaissances sur le sujet pourront avoir sur vos choix tactiques.

Commençons tout d’abord par le nom. A part le fait qu’il sonne bien, pourquoi l’algorithme du fil d’actualité est-il connu sous le nom d’EdgeRank ? Chaque élément de contenu publié est en fait connu sous le nom d' »Edge » (bord en anglais).

Ainsi, une mise à jour du statut est un « Edge », cliquer « j’aime » sur un statut est aussi un « Edge », télécharger une image est un « Edge », et qu’en est-il du changement de la situation amoureuse ? Oui, vous l’avez deviné, c’est aussi un « Edge ». En gros, toute forme d’interaction que vous avez sur Facebook et qui crée un élément de contenu est considérée comme un « Edge ».

Ainsi, le fil d’actualité Facebook n’est pas un véritable flux d’actualités, mais plutôt un tableau des plus importants « Edges » qui sont déterminés par l’algorithme EdgeRank. Quels sont les éléments qui composent cet algorithme ? C’est une combinaison de trois facteurs : le score d’affinité, le poids de l »Edge » et le facteur temps.

La formule de l’EdgeRank est basée sur ces trois éléments et bien que cela semble plutôt simpliste au premier abord, il y a en fait pas mal de complexité derrière ces trois facteurs.

L’affinité

L’affinité est un score basé sur la proximité ou l’amitié que vous partagez avec quelqu’un. Vous avez sans doute déjà pu remarquer cela. Par exemple, lorsque vous espionnez un ex-petit ami ou petite amie, et fouillez sur son profil, ses statuts apparaissent soudainement plus souvent dans votre fil d’actualité.

De même si vous commentez les photos d’un de vos contacts Facebook, leurs actualités apparaitront plus souvent dans votre fil ! Voici comment fonctionne l' »affinité ». Lorsque vous avez envoyé ce signal proactif de votre « lien d’affinité » avec une personne ou une organisation, l’algorithme le prend en compte et l’interprète pour trier et modifier l’ordre des résultats de votre fil d’actualités.

Tous ne sont pas favorables à ce que l’affinité aie un rôle aussi important dans le calcul de l’EdgeRank. Le souci est que cela crée un effet Pygmalion (prophétie auto-réalisatrice), c’est à dire que plus vous voyez apparaitre des messages de la même personne dans votre fil d’actualités, et plus vous avez de chance d’augmenter votre score d’affinité avec ce contact, ce qui en retour augmente la probabilité de leur apparition dans votre fil dans le futur et ainsi de suite.

Mais étant donné la tendance qu’ont les gens à se regrouper autour d’un petit nombre de contacts, ce score semble bien fonctionner pour la plupart des gens sur Facebook.

Un des points essentiels à comprendre pour un marketeur est le caractère à sens unique du score d’affinité. Cela signifie que lorsque vous visitez le profil d’un ami oublié, cela n’augmente en rien la probabilité que vos publications soient plus présentes dans son fil d’actualité.

C’est sans doute une excellente nouvelle pour tous les gens curieux. Par contre, pour les profils d’entreprise il est fort probable que ce ne soit pas véritablement une bonne nouvelle. Par exemple, si vous visitez le profil d’une personne qui vous suit, il n’y aura aucun impact sur l’affichage de vos publications sur son fil d’actualité. Cependant, si le fait de commenter une de leurs photos déclenche un commentaire en retour, cela aura pour but d’accroitre l’affinité que vous avez avec cette personne.

Le poids de la publication

Le poids de l' »Edge » (Edge Weight) est une formule basique qui décide que certains types de contenu sont plus susceptibles d’apparaître dans les fils d’actualité que d’autres. Par exemple, les images sont considérées comme plus importantes que quelqu’un qui « aime »une page d’entreprise, etc.

Certains types de publications sont susceptibles d’acquérir plus d’EdgeRank que d’autres. Cela implique que ces contenus aient un poids plus élevé que d’autres types de contenu.

Les trois types de contenus qui ont été identifiés comme ayant des « Edge Weight » plus élevés sont les vidéos, les images, et les liens. Fort de ce constat, il vous faut donc changer la manière dont vous communiquez sur Facebook. Vous devriez essayer par exemple d’incorporer dans vos annonces ces types de publication ayant des scores de poids élevés, lorsque vous souhaitez atteindre le plus grand nombre de fans possible.

Il est également intéressant de noter que le poids de publication de chaque personne est différent, c’est à dire quelqu’un qui aime regarder vos photos est plus susceptible de les voir dans son fil d’actualité que quelqu’un qui n’en regarde jamais. Il n’est pas possible de découvrir quel type de publication est préféré par vos fans, mais cela devrait au moins vous dissuader d’ajouter des photos à chaque mise à jour de statut.

Cela peut ressembler à une stratégie judicieuse, vu que poids de publication sera élevé.  Mais pour les gens qui ne vont pas souvent cliquer sur les images, vous pourriez avoir plus de succès avec un lien, une vidéo ou tout simplement une mise à jour de statut avec un texte.

Il est également intéressant de noter le potentiel politique de certains éléments pour l' »EdgeWeight ». A tout moment, il y aura certaines fonctionnalités que Facebook va vouloir mettre en avant de manière stratégique. On peut par exemple supposer que le désir montré par Facebook pour les mises à jour de géolocalisation à la Foursquare, pourrait augmenter le poids des Check-in de Facebook Lieux ? (MAJ : Facebook vient d’annoncer la fermeture définitive de Facebook Lieux ainsi que des achats groupés Facebook Bons Plans)

Il vous faudra donc reconnaître ce que Facebook tente de promouvoir, et de quelle manière cela peut être susceptible d’influencer l’algorithme de l’EdgeRank.

On s’aperçoit donc que la diversité de contenus postés est importante, mais la compréhension du poids relatif aux différents types de publications vous aidera à augmenter les cibles potentiels de vos messages sur Facebook.

Le facteur temps

Le dernier élément de l’EdgeRank est lié au temps, et à la fraicheur de l’information. Par exemple, indépendamment de l’affinité et du poids de l’EdgeRank, les anciennes publications sont moins susceptibles d’apparaître dans le fil d’actualité. Ce qui est différent de Twitter, qui ne repose que sur l’ordre chronologique des messages.

Facebook est encore très dépendant de la nature temporelle des publications, ce qui est bien sûr assez évident. Le facteur temps implique que plus la publication est récente et plus elle sera susceptible d’apparaître dans le fil d’actualité par rapport à des publications plus anciennes.

Il est donc important de publier du contenu à des heures pendant lesquelles votre public aura le plus de chance d’utiliser Facebook. Cela augmentera les chances d’apparaître dans les fils d’actualités de vos fans.

Comprendre le facteur temps aura aussi une autre conséquence. Le fait d’apparaitre dans le fil d’actualité signifie que votre publication a depassé l’EdgeRank d’autres publications. On pourrait donc augmenter sa visibilité en créant du contenu lorsque les autres auraient tendance à ne pas en créer, réduisant ainsi la concurrence pour des places dans le fil d’actualité.

Comment augmenter son EdgeRank ?

Si vous êtes un utilisateur régulier de Facebook, la plupart de ces idées par rapport à l’EdgeRank paraissent évidentes, mais avec une bonne appréciation et compréhension de la manière dont fonctionne l’EdgeRank, vous allez commencer à prendre des décisions plus intelligentes dans vos campagnes marketing sur Facebook.

Bien sûr, la créativité que l’on voit souvent à travers les grandes campagnes marketing sur Facebook est importante. Cependant, bien que ces campagnes marketing attirent l’attention et deviennent souvent des cas d’études, ce sont généralement les campagnes qui font profil bas et qui sont construites sur une interaction constante avec la communauté de fans, qui présentent le plus de valeur.

Que vous gériez une campagne Facebook pour faire du buzz ou bien pour créer une communauté durable, il y a beaucoup à gagner à comprendre comment fonctionne l’EdgeRank.

Par exemple, si vous avez un lancement important à venir et que vous voulez voir vos publications apparaître le plus possible dans les fils d’actualité de vos fans, comment augmenter cette probabilité ?

Tout d’abord, il va falloir faire tout votre possible pour augmenter l’affinité entre vos fans et vous-même, en amont de l’annonce. Peut-être par exemple en lançant un débat sur une de vos mises à jour de statut pour faire interagir un grand nombre d’abonnés.

Non seulement le nombre de commentaires va augmenter la probabilité que cette publication apparaisse dans les fils d’actualité, mais tous ceux qui auront contribué vont aussi augmenter leur affinité avec vous.

N’ayez pas peur de demander à vos fans de contribuer ! D’après une étude de Buddy Media, l’utilisation de mots tels que « Où, quand, et pourquoi » aurait une grande influence sur le nombre de commentaires et de clics « J’aime », et vu que ces commentaires et clics augmentent l’affinité, cela a une influence positive sur la portée de tous vos futurs messages.

Ainsi, à la veille de votre annonce importante, il est conseillé de prévoir une série de messages à poster sur votre page qui auront pour but d’augmenter l’affinité entre votre page et vos fans. Faîtes du « teasing », posez des questions, lancez une polémique… Il vous faut un plan stratégique pour augmenter l’affinité du plus grand nombre de fans possible.

Votre plan devra être établi sur le long terme puisque l’affinité a tendance à diminuer avec le temps, et de manière générale, on cherchera à ce que le plus de messages possibles soient visibles par vos cibles.

Nous savons aussi qu’en général, les photos ont tendance à apparaître plus fréquemment dans les fils d’actu que les mises à jour de statut normales. Essayez donc d’utiliser au maximum les images que vous avez à votre disposition. Les vidéos et les liens sont également importants et devraient donc figurer sur votre plan de « content management ».

Ainsi, tous les contenus médias ou à valeur ajoutée doivent faire partie de votre stratégie Facebook. Vous devez développer une véritable stratégie de contenus ainsi qu’un calendrier pour anticiper vos mises à jour de statut. Elle peut être exhaustive ou flexible, mais l’important est de réfléchir à la manière d’augmenter l' »EdgeWeight » de vos publications afin d’interagir avec un public plus large. Aussi, le fait que ce type de contenu soit plus susceptible d’être partagé est un bonus supplémentaire.

Si vous savez également que plus votre publication est récente, plus elle aura de chance d’apparaître dans les fils d’actu, votre annonce devra être faite de manière à coïncider avec le moment où vos fans accèdent leur compte afin d’avoir un impact plus fort. Essayer de découvrir à quel moment vous obtenez le plus d’interactions à vos messages pour mieux préparer vos futures mises à jour.

Trop souvent, lors de campagnes marketing sur Facebook, la tendance est de se tourner vers le nombre de « j’aime » totaux sur une page comme principal indicateur de succès.

Bien qu’il soit très facile à mesurer, l' »EdgeRank » nous apprend qu’il ne suffit pas de cliquer « j’aime » sur une page pour que les mises à jour apparaissent sur les fils d’actualité des fans.

Cela signifie que si vous voulez que vos messages et conversations puissent atteindre vos clients potentiels, une petite communauté plus engagée aura bien plus d’effets qu’un public plus large mais moins engagé !

source : Econsultancy

 










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Un App Store pour le marché BtoB

72% des entreprises américaines utiliseraient des tablettes tactiles* ! Ce chiffre est bien évidemment à pondérer par le fait que les usages actuels sont majoritairement cantonnés à des tests d’utilisation et ne représentent donc pas (encore !) une réelle pénétration. Mais il ne fait aucun doute que l’iPad et les tablettes en général progressent rapidement dans la sphère BtoB. Je vous invite d’ailleurs à consulter l’infographie « The State of the Tablet Takeover in the Enterprise » si vous êtes intéressés par le sujet.

Toutefois il n’était jusqu’à présent pas facile pour une entreprise de déployer une flotte d’iPad auprès de ses collaborateurs. Les applications utiles aux entreprises sont noyées parmi des milliers d’applications grand public. Une fois que l’application souhaitée est trouvée, elle ne peut être téléchargée qu’à l’unité, ce qui peut s’avérer très fastidieux lorsqu’on souhaite la déployer sur une flotte importante d’iPhone ou d’iPad.

Pour tenter de pallier à ces problèmes, Apple vient de lancer un App Store dédié aux entreprises : « App Store Volume Purchasing for Business« .

Cet App Store n’est pour l’instant disponible que pour le marché américain. Il permet aux entreprises de trouver, acheter et distribuer facilement les applications de leurs choix. Cet AppStore BtoB offre également la possibilité pour une entreprise de faire développer une application spécifique à ses besoins par un prestataire et de la déployer facilement auprès de ses collaborateurs.

Pour pouvoir bénéficier de ce service, il faut obtenir, à l’instar du Developper Program , un AppleID et surtout attendre qu’il soit déployé sur le marché français…

*New Survey Reports the Reality Behind Enterprise Adoption of Tablets

Via

Comment améliorer l’expérience utilisateur de Twitter ?

Twitter, lancé il y a un peu plus de 5 ans, a conquis les cœurs et les esprits de plus de 200 millions d’utilisateurs d’Internet. Le service, qui fonctionne comme un message SMS centralisé permettant d’être lu par toute personne intéressée a grandi avec la « génération smartphone » qui a vu la communication devenir mobile et les utilisateurs devenir accros à l’envoi et à la réception de mises à jour en temps réel .

Expérience utilisateur TwitterAccusé de faciliter la fuite d’informations et d’aider les célébrités à faire des bourdes, tout en étant souvent une source privilégiée pour les événements majeurs du monde entier avant d’être repris par la presse, Twitter divise l’opinion grâce à la diversité de ses utilisateurs.

Depuis le début de l’année, Twitter a lancé une application native sur Mac, a explosé son record de tweets pour le nouvel an, a commencé à déployer des traductions régionales grâce au crowdsourcing, a mis à disposition l’accès HTTPS, a fêté son cinquième anniversaire, et a lancé une nouvelle interface mobile en HTML5.

Ne s’arrêtant pas là, Twitter a racheté Tweetdeck, a lancé son bouton dédié « Suivre », s’est associé à Apple pour intégrer Twitter à l’IOS, a poussé son propre raccourcisseur d’URL, a atteint le million d’applis développés enregistrés, a levé des fonds importants, a commencé à intégrer les annonces dans les flux d’activité des utilisateurs et a ajouté un nouvel onglet d’activité pour montrer les favoris, retweets et abonnés associés à un utilisateur.

La société est donc très réactive, mais en fait-elle assez pour retenir ses utilisateurs et attirer de nouvelles personnes vers le service?

Le volume de tweets a augmenté de 65 à 200 millions de tweets par jour en tout juste un an et l’entreprise a une valorisation de plus de 8 milliards, des signaux qui sont donc plus que positifs. Cependant, Twitter doit s’assurer qu’il peut adapter sa plateforme pour faciliter ses utilisateurs à interagir avec leurs abonnés et trouver de l’intérêt dans l’adoption de l’outil.

Aborder la question du spam

Twitter est en proie au spam, comme tout réseau social à succès, mais le grand nombre d’abonnés spammeurs et de tweets automatiques générés quotidiennement suscite l’inquiétude de nombreux utilisateurs qui déplorent l’incapacité de l’entreprise à endiguer de manière durable le flot de pubs, d’escroqueries et de « linkbait » qui passent sur les flux d’actualités des utilisateurs.

Marco Arment, créateur d’Instapaper, a écrit sur ses frustrations de l’approche de Twitter face au spam, insistant sur le fait que la dépendance au bouton « Signaler comme spam » a été non seulement démotivant pour les utilisateurs, mais également inefficace lorsqu’il est utilisé pour faire face à un grand nombre de tweets de spam :

Le combat contre le spam est toujours un équilibre délicat : s’il est trop agressif et automatisé, il va empêcher certains messages légitimes d’atteindre leurs destinataires. Mais s’il est trop conservateur ou manuellement déclenché par les rapports d’utilisateurs, beaucoup de spam va passer au travers.

Les opérateurs de services faciles à spammer devraient décider où sont leurs priorités sur cette échelle : ennuyer gravement un petit nombre d’utilisateurs en ne livrant pas certains messages légitimes, ou ennuyer moyennement un grand nombre d’utilisateurs en leur montrant trop de spam.

Twitter semble avoir choisi cette dernière option. À ce stade, compte tenu de leurs ressources, c’est presque certainement un choix philosophique (du style « Chaque message doit être livré ») et non pas un manque de capacités de lutte anti-spam.

Arment suggère que le système décrit ci-dessus signifie que beaucoup « de spam est affiché aux utilisateurs avant qu’il ne soit retiré par les quelques utilisateurs qui le signalent. Le spam a gagné « . Gardant à l’esprit que seul un nombre limité d’utilisateurs utilisent effectivement la fonctionnalité « signaler le spam », cela signifie qu’un tweet ou lien sera visionné par un grand groupe de personnes avant qu’il ne soit retiré pour le reste.

Le petit nombre utilisant effectivement le bouton deviendra alors déçu par l’inefficacité de cette fonctionnalité, ce qui aura pour conséquence d’abaisser la quantité de signalements manuels sur le site de Twitter ou via des applications tierces.

Avec plus de 200 millions d’utilisateurs, dont un faible pourcentage d’utilisateurs influents, l’entreprise a besoin de passer à un modèle heuristique qui ressemblerait aux filtres Gmail de Google. Le contrôle de spam de Google est encore utilisé en crowdsourcing mais s’appuie aussi sur la détection de la langages pour détecter les faux tweets, même en utilisant la reconnaissance optique de caractères développée par son équipe de Google Book Search.

Le géant de la recherche, connu pour ses algorithmes de classement complexes, s’appuie également sur ses résultats de recherche pour combiner des centaines de facteurs permettant de classer le spam.

Twitter n’a pas les mêmes données que Google, mais a des milliards de tweets à partir desquels il peut détecter des tendances, des habitudes et des fréquences d’utilisation, ce qui lui permettrait de construire ses propres filtres. Ce ne serait certainement pas très compliqué ou couteux de créer un système permettant d’identifier un utilisateur de Twitter qui ne dispose pas d’un avatar, qui envoie un grand volume de tweets à partir d’un nouveau compte avec aucun abonné sur une période de temps limitée, et qui poste le même lien.

Vous avez remarqués la quantité de spam qui vient de comptes Twitter avec une femme légèrement vêtue en avatar ? Si Twitter pouvait employer la reconnaissance photo sur les avatars d’utilisateurs, un pourcentage énorme de comptes pourrait être signalés, permettant à ses algorithmes plus complexes d’aller plus loin dans la recherche de comptes spammeurs.

Twitter, est bien sûr conscient du problème et travaille sur l’intégration d’un filtre anti-spam qui n’aurait presque aucune incidence négative sur les utilisateurs véritables. Le PDG de Twitter, Dick Costolo a récemment tweeté que la société a commencé à transformer son processus « réactif » vers un système prédictif.

C’est une tâche difficile, un peu comme si on demandait à un opérateur de téléphonie mobile d’identifier et bloquer tous les SMS de spam sur son réseau. Cependant, sans une refonte importante de la détection de spam et du système de suppression de comptes, les utilisateurs pourraient devenir désillusionnés par le service et croire que Twitter ne s’occupe pas suffisamment de ses utilisateurs.

Faire interagir les marques et les utilisateurs

De nombreuses entreprises utilisent Twitter pour fournir une assistance en temps réel à leurs clients, comme le service fournit un moyen de communication dédié qui permet de voir les demandes traduites en actions. Certaines entreprises ont lancé des campagnes marketing innovantes via leur compte Twitter, d’autres ont offert des promotions à leurs followers, tandis que certaines ont mis en place des canaux dédiés pour fournir un support client direct pour remplacer les longs (et couteux) appels téléphoniques.

A l’heure actuelle, les marques gèrent leurs comptes Twitter en utilisant des clients Twitters orientés « business » qui permettent fournir de nombreuses indications et données analytiques sur leurs abonnés et consommateurs.

Facebook est le leader lorsqu’il s’agit d’interaction avec les marques, en offrant un ensemble unique d’outils et de fonctionnalités afin de mieux servir les clients et fans de marques.

La journaliste Lauren Fischer de thenextweb.com a écrit la semaine dernière que «la volonté de Facebook d’accueillir les marques, même si ce n’est pas la manière dont le site avait été originellement conçu par Mark Zuckerberg, est la principale raison qu’il continue de croître». Selon elle, l’équipe de Facebook a ​​reconnu la nécessité de monétiser le site dès ses débuts et a donc déployé des moyens uniques pour accueillir les entreprises en plus de la publicité sur les Pages Facebook.

À ce jour, Facebook détient un net avantage sur ses rivaux. Twitter le sait très certainement et il a été suggéré que l’entreprise s’est sans doute inspirée de Facebook en voulant intégrer ses propres pages pour marques.

Comme Facebook, Twitter serait en train de chercher un moyen pour les annonceurs de diffuser des messages adaptés à leurs abonnés et de monétiser un peu plus leurs services.

Les avantages pour l’utilisateur final seront l’interaction avec une personne réelle qui agira au nom de l’entreprise et idéalement sans avoir à être suivi par l’entreprise.

Encourager la collaboration

C’est une chose étrange de dire «encourager la collaboration» puisque le service fonctionnent sur les gens qui travaillent ensemble pour servir un objectif, qui répondent à des questions… Twitter n’a pas besoin de motiver ses utilisateurs à collaborer, il devrait se concentrer plutôt à fournir des outils pour faciliter différentes méthodes d’interaction.

Un exemple, les Listes Twitter : Aimées par certains, détestées par beaucoup, les listes ont permis aux utilisateurs influents de remplacer leurs flux RSS par des mises à jour à partir d’un groupe de comptes Twitter (en curation de contenus), sans la nécessité de les suivre. Le problème avec les listes est qu’elles sont limitées à un seul utilisateur, comme elles sont rattachées au compte de cet utilisateur.

En offrant un mode où plusieurs utilisateurs pourraient faire de la curation de contenu en créant une liste à plusieurs, Twitter améliorerait cette fonctionnalité en donnant aux utilisateurs et aux marques la possibilité de garder les listes pertinentes et à jour, tout en ajoutant le point de vue d’autres utilisateurs de Twitter.

Si un  utilisateur trouve une liste qu’il veut suivre, il devrait alors être en mesure d’importer des comptes au sein de cette liste dans son propre flux d’actualités, voire d’envoyer des tweets ciblés à des comptes dédiés au sein de celle-ci (similaire aux Cercles de Google + ).

Conclusion

Pour améliorer l’expérience utilisateur de Twitter, il ne s’agit pas d’ajouter une centaine de nouvelles fonctionnalités, mais il est préférable d’ajuster et d’adapter les fonctionnalités déjà présentes. Ajouter de nouvelles fonctionnalités à la plateforme pourrait créer un effet de ballonnement, et déranger les utilisateurs qui ont été attirés par la facilité d’utilisation et la simplicité de l’outil.

En réduisant le spam, en améliorant la mise en page et le design du site et en fournissant des outils adaptés aux marques, Twitter pourrait valoriser son service déjà très puissant et populaire tout en le gardant simple et léger.

Il ne s’agit pas d’obtenir de nouveaux utilisateurs mais de garder ceux qui sont déjà présents. Le service fonctionne différemment de Facebook et a donc besoin de créer une expérience utilisateur qui ne soit pas seulement familière pour les utilisateurs, mais qui incorpore aussi des caractéristiques et services uniques afin de les aider à interagir avec leurs abonnés.

source : TheNextWeb

 

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SFR Player, tu connais ?

En partant du constat que les technologies numériques entraînent des changements socio-culturels profonds et en tant qu’opérateur global, acteur du numérique, SFR tente de sensibiliser ses publics dans le décryptage des nouveaux mondes numériques.

Pour faciliter ce décryptage, SFR a développé SFR Player, un dispositif de communication corporate assez complet qui passe par des événements éphémères dédiés à l’innovation (à l’atelier SFR notamment), une plate-forme Web et surtout un magazine.

J’ai eu le plaisir de lire les numéros 5 & 6 et vous recommande de vous y abonner. C’est gratuit, c’est ici, pensez à cocher la case « Recevoir la version imprimée du magazine SFR PLAYER »). Vous pouvez également les télécharger en PDF.

Le numéro 6 est pas exemple consacré aux nouvelles formes de « consommation collaborative » qui émergent grâce notamment aux réseaux sociaux, à la mobilité et au cloud computing. Partage d’autos, échange d’appartements, location d’objets de la vie courante ou encore prêts d’argent entre pairs, ces nouvelles formes de consommation nous font passer progressivement d’une économie pyramidale et d’accumulation matérielle à un modèle basé sur l’usage. Ces nouveaux services réaniment quelques valeurs, parmi lesquelles le partage, la confiance et l’empathie. SFR Player tente de décrypter ces usages à travers interviews, points de vue et chroniques. Rachel Botsman, experte en innovation sociale et fer de lance du mouvement de la consommation collaborative, Jeremy Rifkin, essayiste américain, spécialiste de prospective économique et scientique, Olivier Desmoulin, fondateur de Supermarmite, Nathan Stern, concepteur de réseaux sociaux sont parmi les personnes qui interviennent dans ce numéro 6.

Les thèmes abordés, le traitement et les intervenants rendent ce petit magazine intéressant et agréable à lire et vous permettra de mieux comprendre les changements profonds sur nos modes de vie qu’induisent Internet et les nouvelles technologies. Un beau travail de la part de SFR qui je l’espère se poursuivra dans le temps. Je tiens d’ailleurs à préciser que SFR ne m’a rien demandé, l’avis que je partage ici est purement personnel.

Dommage qu’une version optimisée pour iPhone et surtout iPad n’existe pas.

Des internautes aux webacteurs, « Comment le Web change le monde » – 2e édition

J’avais déjà eu le plaisir de partager ici même ma note de lecture sur l’excellent ouvrage de Francis Pisani et Dominique Piotet : « Comment le web change le monde« .

L’ouvrage fait désormais l’objet d’une seconde édition. J’ai donc profité de mes vacances pour en prendre connaissance.

« Si vous comprenez la « net génération », vous comprendrez le futur. Vous comprendrez aussi comment nos instituions et notre société doivent changer aujourd’hui » – Don Tapscoot.

Depuis l’avènement d’Internet, quels secteurs d’activité, quels modes de consommation, quels modes de vie et de travail n’ont pas été bousculés ? Alors qu’Internet a tout révolutionné, c’est sa nature même qui désormais change en passant de nos écrans de bureau à notre poche de jean.

Prenant en compte les évolutions de l’Internet depuis 2008, cette seconde édition est enrichie de nouveaux chapitres sur les réseaux sociaux, la mobilité et le futur mouvant du web. Chiffres et exemples sont actualisés. De nombreux interviews viennent ponctuer les propos de Francis Pisani et Dominique Piotet, rendant la lecture de l’ouvrage très vivante.

Plus de deux milliards d’internautes, plus de cinq milliards de téléphones mobiles. Nous serons bientôt tous connectés. Et pourtant, ces chiffres ne jettent qu’une pâle lumière sur les évolutions en cours. En 2011 l’internet n’est plus un simple outil de communication ou d’achat en ligne. Il sert aux insurgés d’Égypte ou de Tunisie à s’organiser pour descendre dans la rue. Le mobile est en train de dépasser l’ordinateur comme moyen de connexion à l’internet. Et les réseaux sociaux ont aujourd’hui nettement dépassé la pornographie parmi les nombreux usages d’internet, devenant ainsi la première activité en ligne.

Si vous souhaitez mieux comprendre comment les internautes sont à l’origine du mouvement irréversible et « révolutionnaire » qu’ils qualifient d’« alchimie des multitudes », alors je vous recommande la lecture de cette seconde édition !

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