« E-Réputation, Stratégies d’influence sur Internet » – le livre !

« Internet est devenu le lieu par excellence de la fabrication de l’opinion publique. Politiques, entreprises, acteurs de la société civile et particuliers s’y pressent pour faire valoir leurs positions. »

Edouard Fillias et Alexandre Villeneuve ont co-écrit un ouvrage sur l’e-réputation et les stratégies d’influence sur Internet.

J’avais envie d’en savoir plus, je les ai interviewé. Merci à eux pour leurs réponses !

1. Bonjour Alexandre, Edouard, vous venez de sortir un livre : « E-Réputation – Stratégies d’influence sur Internet ». Comment vous est venue l’idée de cet ouvrage ?

Très rapidement, nous avons pris conscience de la nouveauté des concepts que nous brassions pour nos clients. Dès lors l’idée est venue d’en faire une synthèse dans un livre. Mais évidemment comme toujours le temps nous a manqué et il a fallu 3 ans pour que cela murisse et qu’on se motive à l’écrire. Entre-temps, nous commencions à nous défouler sur notre blog e-reputation.org.

2. L’e-réputation a été l’un des buzzword 2010, mais ce concept n’est-il finalement pas un peu galvaudé ?

Cela fait quelque temps que l’on parle d’E-Réputation http://goo.gl/42TTZ, notre blog date de 2008 tout de même. Cependant, il est vrai que le terme E-Réputation peut définir de nombreux concepts, l’un des objectifs de notre livre est justement de donner un cadre de discussion.

3. En quoi l’e-réputation est-elle importante pour monsieur et madame tout le monde ?

L’E-Réputation concerne aujourd’hui tout le monde. Evidemment les enjeux ne sont pas de la même importance pour tous. Certains doivent juste vérifier qu’aucune photo compromettante ne traine sur Facebook, d’autres vont aller plus loin en développant de vraies stratégies de marque personnelle (ou Personal Branding) avec blog, réseautage Viadeo/Linkedin/Facebook…

4. Que trouve-t-on dans votre ouvrage ? Que va-t-on y apprendre de plus que ce que nous pouvons obtenir sur les nombreux blogs dédiés à l’e-réputation ?

Si vous êtes bon veilleur et que vous avez « tout vu, tout lu » sur ce sujet, vous découvrirez sans doute peu d’informations. Mais le format livre a l’avantage de synthétiser et d’organiser l’information en dehors du flux, une prise de distance salvatrice dans l’ère du « temps réel ».

5. Je suis une marque et je veux me faire une idée de mon e-réputation. Par quoi dois-je commencer ?

Encore aujourd’hui, le moteur de recherche est la principale porte d’entrée sur une marque. Dès lors, il suffit de vérifier les résultats des moteurs de recherche à sa (ou ses) marque(s) et de détecter les avis qui peuvent porter atteinte à sa réputation. Après, lorsqu’un internaute souhaite avoir un avis sur une marque, il ira souvent chercher plus loin et tapera dans Google « marque + avis » ou « marque + forum ». Ces premiers résultats doivent être sérieusement analysés, et il n’est pas rare que les marques ne se reconnaissent pas, l’insatisfaction étant souvent plus visible que le contentement.

6. Question similaire, mais cette fois pour un cadre ou un jeune diplômé à la recherche d’un emploi. Pourquoi faut-il que je m’intéresse à ma e-réputation ?

Aujourd’hui, dans de nombreux secteurs les employeurs ne se contentent pas d’un CV et d’un entretien pour recruter. Ils vont directement « Googler » les demandeurs d’emplois pour confirmer ou infirmer leurs idées sur une personne. Un commentaire politique sur un site de presse, une photo sur Facebook… de nombreuses petites choses parfois anodines peuvent faire pencher la balance du mauvais côté.
A l’inverse, Internet est aussi un très bon moyen de maintenir ou développer son réseau professionnel, la recommandation restant de tout temps la meilleure voie pour la recherche d’emploi.
Pour ceux, qui veulent aller plus loin, Internet est aussi un moyen de démontrer son expertise (et sa passion) avec un blog par exemple.

7. Je suis un homme politique. Quels seraient vos trois principaux conseils pour défendre ma e-réputation ?

D’abord, soyez sincère : montrez-vous tel que vous êtes et n’essayez pas, sous prétexte qu’il s’agit du web, de vous « jeuniser » excessivement
Ensuite, donnez des preuves de vos paroles. Engagez-vous : montrez que derrière vos engagements, il y a une réflexion, des écrits, des rencontres…
Enfin, tentez d’associer, le plus possible, les internautes à vos questionnements. Fédérer est la clef du succès politique, sur Internet aussi.

8. Si mon e-réputation s’avère être positive, dois-je tout de même agir ? Et si oui, que dois-je faire ?

Une e-réputation totalement positive c’est en réalité plutôt inquiétant. En effet, c’est d’une certaine manière un indicateur d’un manque de notoriété, être populaire entraîne obligatoirement des détracteurs ou des déceptions.
Pour une marque l’objectif est alors d’obtenir un ratio prescripteurs/détracteurs positif pour que la confiance globale ne soit pas rompue.

9. Si Google n’existait pas, parlerions-nous autant d’e-réputation ?

Google est (surtout en France avec 90% de PDM) la porte d’entrée principale de l’E-Réputation. Néanmoins, alors que les moteurs datent de la fin des années 2000, le terme E-Réputation est réellement apparu en 2008. C’est bien plutôt l’avènement du web participatif qui est à l’origine de ce concept d’e-réputation.

10. En quoi les médias sociaux ont-ils impacté la e-réputation des marques ?

Le web participatif est une réalité concrète, les internautes discutent des marques sur les media sociaux (Facebook, Forum…). Toute marque se voit obliger de rentrer dans le flux de la discussion à la fois pour répondre aux détracteurs, mais plus souvent pour établir des relations privilégiées avec ses communautés. Un métier nouveau est même né, le « community manager ».

11. Pour finir, pouvez-vous donner 3 arguments qui vont nous convaincre d’acheter votre ouvrage ?

C’est le premier livre « tout-en-un » sur le sujet (veille, community management, buzz, Droit…). Pour autant, cela reste un manuel pratique. Il a aussi l’avantage d’être écrit à deux, avec des profils complémentaires, ce qui lui donne une teinte particulière.

Pouvez-vous également préciser vos parcours respectifs?

Edouard : Edouard Fillias, Directeur associé de l’agence Image & Stratégie. Je conseille entreprises et politiques pour leurs stratégies de veille et d’E-Réputation. Intervenant à HEC, j’ai été chargé de cours à l’IEP de Paris et à l’école des Hautes Etudes Internationales (HEI).
http://twitter.com/edouard_fillias

Alexandre : Consultant en visibilité dans les moteurs de recherche (SEO) et les réseaux sociaux. Je suis aussi président de l’association des référenceurs SEO Camp, qui organise notamment chaque année son « campus » (deux jours de conférences les 1-2 mars). Cette année nous recevrons d’ailleurs de nombreux intervenants, dont deux personnes de l’équipe « Qualité de recherche » de Google (basée en Irlande et rare en France).
http://twitter.com/referencement
Blog http://e-reputation.org // Site du livre http://livre.e-reputation.org

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