Archives mensuelles : février 2009

Quand Google plante…

Avant hier Google Apps et Gmail ont planté durant plus d’une heure. Conséquence plus de mail pour des milliers de personnes et surtout des milliers d’entreprises. Du coup, les tweeters se sont déchaînés.

gfail1

Le nom de code de cet incident : « gfail« . Si vous souhaitez en savoir plus sur cette panne, je vous invite à consulter l’article suivent : « Gmail en panne : c’est la panique sur le Web » sur lemonde.fr.

Ce n’est pas la première fois que Google doit faire face à un plantage d’envergure. La dernière panne date de quelques semaines à peine et avait cette fois concernée le moteur de recherche. Ce dernier avait affiché durant près d’une demi-heure le message suivant : « ce site risque d’endommager votre ordinateur » à chacune des recherches.

AT Internet Institute a analysé l’ampleur de la perte de trafic pour Google durant sa défaillance du samedi 31 janvier 2009, mais également les conséquences de ce bug sur le trafic Internet dans son ensemble et sur un éventuel report de visites vers d’autres types d’accès.

Une baisse du trafic Web a été constatée entre 15h29 et 16h20 (estimée à 21.3% sur le total de la période avec une perte de 29.3% au plus fort du creux à 15h43, contre une baisse de 71.4% estimée pour les visites Google sur le total de la période avec une perte de 91.2% au plus fort du creux à 16h04), s’accompagnant d’un léger rattrapage de 16h21 à 16h27, avec un nombre de visites supérieur à celui d’avant la panne Google. Mais cet effet rattrapage s’arrête rapidement et les visites web retrouvent dès 16h30 leur niveau d’avant bug Google.

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Ces chiffres devraient nous faire réfléchir.  La domination de Google sur le marché du search devient (notamment en France) dangereuse et nous ferions bien de changer nos habitudes en se forçant à utiliser d’autres moteurs de recherche.

Si nous prenons la simple hypothèse d’un site ecommerce dont la notoriété ne serait pas très importante, un bug ou un acte volontaire de Google qui aurait pour conséquence d’effacer le nom du site de son index conduirait à une perte dramatique en terme de CA.

Autant dire que beaucoup de sociétés sont aujourd’hui totalement dépendantes du bon vouloir de Google…

A lire sur le même sujet un article intéressant : Sommes nous devenus des Google junkies ?

Demain je vais prendre de la hauteur

Ah ah, avec ce titre vous vous attendiez à un truc super intello, « je prends du recul, de la hauteur, pour mieux réfléchir et blabla » !

Rien de tout cela, je vais juste passer la semaine prochaine dans les Alpes tâter de la poudreuse :)

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Ce blog sera donc en hivernage durant une semaine.

A bientôt !

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Comment se faire entendre dans une société hypercommunicante ?

C’était l’une des thématiques proposées durant la semaine de la publicité organisée par l’AACC.

Faute de temps je n’ai pu y participer, mais mon ami Laurent Flores, Crmmetrix y était aux côtés de Laurent Bliaut, TF1 et Joël Palix, Thierry Mugler Parfums et Couture.

Ils tentaient de répondre à la question de savoir comment à l’ère des blogs, de Twitter, de Facebook, des sites communautaires ou autres comparateurs de prix ou d’avis les marques peuvent encore se faire entendre ?

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Vous pouvez retrouver ce débat en vidéo ici ainsi que les thématiques des autres plénières :

  • Et si la crise était aussi un révélateur
  • La mutation ou le chaos de l’innovation. Muter ou mourir ?
  • Peut-on encore créer librement aujourd’hui ?
  • Réussir la société de communication

SEO Campus : retours très positifs !

Comme annoncé récemment sur ce même blog, j’ai pu participer au premier SEO Campus les 4 & 5 février 2009.

Ateliers et tables rondes nous ont été proposés pour faire le point sur l’état de l’art des stratégies de référencement et sur les évolutions des moteurs de recherche.

seocamp

Que devons-nous en retenir ?

Tout d’abord que cet événement tend à prouver que l’activité du référencement se structure et se professionnalise à grands pas. Il y a encore 2 ou 3 ans, le référencement ressemblait plus à ce que propose le mage N’Bolo Googlyaoo qu’à une vraie pratique structurée et codifiée. La licence professionnelle « référenceur et rédacteur Web » proposée par l’IUT de Mulhouse a d’ailleurs été saluée à juste titre. Cette formation est la première du genre. Elle a été initié l’an dernier par Activis, notre partenaire en référencement multilingues avec qui nous avons d’ailleurs beaucoup de projets sur Paris pour 2009 !

C’est ensuite le profil à cinq pattes des référenceurs et les problèmatiques de recrutement qui ont été abordés. Le référenceur est un homme à tout faire. Il doit être capable de rédiger des contenus Internet, de comprendre la technique (langages Web, outils de conception, CMS, problématiques serveur…), d’avoir de très bonnes connaissances en Web marketing, en e-commerce, en analytique et bien évidemment connaître parfaitement le fonctionnement des moteurs de recherche. Enfin, il doit faire preuve d’une grande culture générale et d’une grande curiosité. J’ai dit mouton à 5 pattes ? 😉

C’est d’ailleurs une compétence que j’aurais du ajouter à ma liste  « 6 compétences de demain à posséder dès aujourd’hui ».

C’est aussi et bien évidemment la crise qui a été abordée et ses conséquences sur le SEO, SEM et SEA. Assez bizarrement, le SEO semble bien tirer son épingle du jeu alors que la mesure de son ROI est moins « évidente » que celle du SEM. Mais les annonceurs et éditeurs de sites Internet semblent afin comprendre qu’il s’agit d’une tactique incontournable d’acquisition dans la durée de trafic qualifié.

Un atelier consacré à la réputation en ligne m’a également fortement intéressé. Ce dernier était co-animé par Emilie Ogez et Edouard Fillias. Emilie a présenté les grands principes et les enjeux de la e-réputation (vous pouvez retrouver sa présentation ici), tandis qu’Edouard nous a expliqué comment défendre sa réputation et les différents canaux à activer (présentation ici).

Bien que la notion de référencement soit évidente lorsque l’on parle d’e-reputation (googlez votre nom, vous comprendrez ;), je regrette tout de même que les intervenants n’aient pas plus axé leurs démonstrations  sur les techniques de référencement / référencement des bons / mauvais contenus dans le cadre d’une action de défense de sa réputation en ligne.

Je retiendrai également de cet événement la place prépondérante de Google lorsque l’on parle de référencement en France. C’est lors de ce genre de réunion que l’on mesure à sa juste valeur la place plus que prédominante prise par le géant californien. Ce dernier fait littéralement la pluie et le beau temps sur les règles qui régissent le positionnement des sites Web sur ses pages de résultat d’une recherche. Cela est tout simplement effrayant de se dire qu’un site Web marchand même réputé ne tiendrait pas longtemps s’il n’apparaissait plus sur les pages de résultats du moteur… sans compter toutes les traces qu’il conserve sur notre activité d’internaute et nos vies tout court (la e-reputation dont je parlais précédemment), Google quand tu nous tiens !

En parlant de Google et des traces laissées derrière nous, cela me conduit à vous parler d’un autre atelier consacré aux Web analytics auquel j’ai participé. Ce dernier était animé par Julien Coquet : responsable Analytics France au sein d’OX2/LBi et responsable pour la France de la WAA (Web Analytics Association) et Alan Boydell : ancien responsable produit Google Analytics chez Google pour l’Europe, et responsable de l’activité Keymetrics au sein de la société Keyade. Leurs interventions respectives étaient plutôt instructives et si vous vous intéressez aux  Web analytics voici deux blogs à suivre : The Analytics Factor et OX2 Web Analytics blog !

Enfin l’ensemble des présentations devrait être proposées sur le blog de l’Association SEO Camp.

Si vous vous intéressez au référencement, inscrivez-vous au prochain Atelier référencement !